« C dans l’air » du 18 avril 2023, sommaire et invités de Caroline Roux – Ce mardi et comme presque chaque soir de la semaine, Caroline Roux présentera en direct à 17.30 sur France 5 un nouveau numéro de « C dans l’air » dont voici sans plus tarder le sommaire.

Sommaire de C dans l’air du 18 avril 2023
17.30 – L’invitée du jour est Delphine Minoui, grand reporter au Figaro, auteure de “L’alphabet du silence” aux éditions de l’Iconoclaste.
Delphine Minoui est grand reporter au Figaro. Elle
couvre les événements du Moyen-Orient depuis 25 ans. Elle
publie L’alphabet du silence aux éditions de
l’Iconoclaste. Il s’agit de sa première fiction, nourrie de tout ce
qu’elle a vécu sur place. Elle y raconte l’histoire de Göktay
Delim, 42 ans, professeur d’histoire à l’université du Bosphore. Il
est placé en garde à vue et accusé de terrorisme pour avoir signé
une pétition des « Universitaires pour la paix ».
Delphine Minoui vit à Istanbul et a vécu aux premières loges les
attentats, le putsch avorté, les arrestations et les procès en
série d’opposants.
C’est d’ailleurs ce qu’il se passe en Turquie, en marge des
élections présidentielles et législatives qui se tiendront le 14
mai prochain. En l’espace de quelques jours, les deux plus grands
partis de la coalition d’opposition ont ainsi été pris pour cible
par des tirs.
L’actuel président Recep Tayyip Erdogan, au pouvoir depuis 20 ans,
est mal en point et est donné perdant dans les sondages. Son
principal adversaire est le leader de la coalition d’opposition :
Kemal Kiliçdaroglu. Si l’opposition n’a jamais eu autant de chance
de l’emporter, « Erdogan reste un animal politique et a
toujours réussi à utiliser des tactiques populistes au niveau
économique et sait toujours proposer des réformes« ,
selon Delphine Minoui. Le président multiplie ces derniers jours
les apparitions et les annonces.
Delphine Minoui reviendra sur le climat qui pèse en Turquie en marge des élections présidentielles et législatives qui se dérouleront le 14 mai prochain.
17.45 – Macron, les 100 jours… et la
colère
« 100 jours » et trois chantiers pour apaiser la France.
Dans son allocution télévisée lundi soir, Emmanuel Macron s’est
donné « 100 jours », d’ici au 14 juillet, pour sortir de
la crise provoquée par sa réforme des retraites en fixant un
nouveau cap à son exécutif, axé sur le « travail », la
« justice » et « le progrès pour mieux vivre ».
Cette feuille de route pour les trois prochains mois sera détaillée
la semaine prochaine par Elisabeth Borne en Conseil des ministres.
Accueilli par des concerts de casseroles dans de nombreuses villes,
les propos du chef de l’État ont également fait vivement réagir
syndicats et oppositions qui étrillent depuis hier soir un discours
« déconnecté », « vide »,
« creux ».
Dans ces treize minutes de discours, « il n’y a rien de concret » a critiqué Laurent Berger. » L’apaisement, il fallait le faire sur le sujet qui a créé l’embrasement social, la réforme des retraites ». « D’ici le 1er mai il n’y aura pas de rencontres », et la CFDT ne se rendra pas à l’invitation d’Emmanuel Macron ce mardi, a rappelé le leader syndical. Du côté de la CGT, Sophie Binet, a affirmé avoir le sentiment que le président de la République « n’a pas entendu ce que lui ont dit et répété les millions de manifestants » et de salariés grévistes. « Sur quelle planète vie Emmanuel Macron ? Cette allocution aurait pu être faite par ChatGPT. Il y avait un côté très désincarné », a ironisé la nouvelle patronne de la CGT qui n’ira pas non plus voir le président aujourd’hui.
« La porte reste ouverte » a répondu le chef de l’Etat qui propose « un nouveau pacte de la vie au travail » négociés par les partenaires sociaux. « L’objectif qu’on doit se donner c’est que l’agenda complet des négociations soit défini dans les prochaines semaines, les prochains mois de manière solide » « et qu’on laisse le temps de la négociation, je dirais jusqu’à la fin de cette année pour pouvoir bâtir ce pacte », a déclaré ce mardi Emmanuel Macron en ouverture d’une réunion avec la patronat. Il a également assuré ne pas vouloir « donner le sentiment de brusquer », alors que le patron du Medef avait affirmé lundi soir, après l’allocution présidentielle, que le dialogue social prendrait plus de temps que les 100 jours. A la sortie de la réunion de ce mardi, Geoffroy Roux de Bezieux a indiqué qu’une « discussion allait être ouverte sur l’emploi des séniors avec ce qui a été enlevé par le Conseil constitutionnel, sur les transitions professionnelles et une autre probablement sur les parcours en entreprise. Il y aura aussi une loi pour transposer l’accord sur le partage de la valeur », a-t-il expliqué.
Outre « un nouveau pacte de vie au travail », le président a également promis dans son allocution de s’attaquer à l’immigration illégale ainsi qu’aux fraudes sociales et fiscales, d’accélérer la réforme des lycées professionnels ou encore de garantir un meilleur accès aux services publics. Au menu, l’éducation, qui doit « renouer avec l’ambition d’être l’une des meilleures d’Europe », et la santé, avec l’engagement de « désengorger » tous les services d’urgence des hôpitaux d’ici fin 2024. Mais comment ? Interrogé par Le Parisien, le président de l’Association des médecins urgentistes de France, Patrick Pelloux, a jugé cette dernière mesure « impossible à tenir, à moins d’aller à l’opposé de ce qui est fait jusqu’à présent ». L’urgentiste y voit « un effet d’annonce ».
Les experts du jour :
- Guillaume Daret – Grand reporter au service politique – France Télévisions
- Anne Rosencher – Directrice déléguée de la rédaction – L’Express
- Olivier Babeau – Essayiste, président de l’Institut Sapiens, La Tyrannie du divertissement
- Hervé Gattegno – Editorialiste – Le Point
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