« C dans l’air » du 19 avril 2023, sommaire et invités de Caroline Roux – Aujourd’hui, et comme presque chaque soir de la semaine, Caroline Roux présentera en direct à 17.30 sur France 5 un nouveau numéro de « C dans l’air » dont voici sans plus tarder le sommaire.

Sommaire de C dans l’air du 19 avril 2023
17.30 – L’invitée du 19 avril est Irène Tolleret, viticultrice et députée européenne Renew.
Nous sommes au début du printemps et déjà certains territoires français sont en alerte sècheresse. Sur les 170 points noirs identifiés par l’exécutif, 48 se trouvent en Occitanie. Les fuites d’eau potable n’épargnent pas la région, alors même que plusieurs zones sont en vigilance, en alerte, voire en alerte renforcée avec des restrictions d’utilisation de l’eau pour faire face à la sécheresse.
Dans les Pyrénées-Orientales, département d’Occitanie où la sécheresse est la plus inquiétante, des limitations d’utilisation de l’eau pour des fins agricoles sont en place, mais aussi pour l’arrosage des jardins, des espaces verts ou encore des golfs. Dans 48 communes et collectivités d’Occitanie, la moitié de l’eau potable n’arrive pas à destination à cause de fuites sur le réseau, contre 1 litre sur 5 ailleurs.
Pour y remédier, fin mars, Emmanuel Macron a présenté son plan
Eau pour améliorer la gestion de l’eau en France. L’objectif
affiché est d’ici 2030 « de faire 10% d’économie d’eau dans
tous les secteurs”, avec 5 grands axes de travail : accélérer la
sobriété partout et dans la durée, lutter contre les fuites,
investir dans la réutilisation d’eaux usées, accompagner la
transformation de notre modèle agricole et mettre en place partout
une tarification de l’eau.
Parmi les annonces faites sur le plan Eau de l’exécutif, chaque
secteur devra présenter un plan en sobriété sur l’eau d’ici à
l’été.
Pour atteindre ces objectifs, Emmanuel Macron a annoncé une hausse du budget des agences de l’eau, qui est de 2,2 milliards d’euros aujourd’hui, de « près de 500 millions d’euros par an ». « C’est l’effort dont on a besoin pour déclencher au total environ 6 milliards de plus dans l’économie de l’eau chaque année », selon le chef de l’Etat.
Pour Irène Tolleret, il est plus que temps de sonner l’alerte. Le sujet de l’eau va s’accélérer, notamment en région Occitanie et région sud, qui seront vivement touchées par de nombreuses conséquences du réchauffement climatique. Elle nous expliquera comment ces pénuries se traduisent dans les territoires et comment les agriculteurs peuvent s’adapter.
17.45 – L’inflation
Si l’inflation est en légère baisse au mois de mars (5,7 % selon
l’Insee), principalement du fait d’un fort ralentissement des prix
de l’énergie, l’envolée se poursuit dans l’alimentaire : + 14,8 %
en février, + 15,9 % en mars. Et les prévisions des grands
distributeurs ne sont pas bonnes pour les prochains mois. Mardi, le
patron de Système U, Dominique Schelcher a dit craindre des hausses
« entre 23 et 25 % sur l’alimentaire et la droguerie, la
parfumerie et l’hygiène d’ici à la fin du mois de juin ». De
son côté, le président des Centres E. Leclerc, Michel-Edouard
Leclerc, a assuré que l’inflation allait s’intensifier avec sans
doute « un pic vers le mois de juin ou juillet ».
Alors jusqu’où ira cette inflation galopante dans l’alimentaire ?
Pourquoi les prix de l’alimentation flambent-ils en France ? Il y a
eu des négociations jusqu’à fin mars avec les industriels, explique
Michel Edouard Leclerc, qui n’avait « jamais vu » une
inflation aussi rapide. Il y a eu « un mur d’inflation ».
Cette inflation est « incontournable à cause de la loi qui
empêche les commerçants de vendre moins cher que le prix
d’achat », déplore-t-il.
La loi évoquée a pour objectif de rééquilibrer, sur fond de guerre
des prix, les négociations commerciales entre les fournisseurs de
l’agroalimentaire et la grande distribution. Elle prolonge
également deux mesures de loi Égalim au profit des agriculteurs :
l’encadrement des promotions et le seuil de revente à perte à 10 %
des produits alimentaires. Adoptée définitivement mercredi 22 mars
par le Parlement, elle est vivement critiquée par la grande
distribution, qui lui reproche notamment la limitation des
possibilités de proposer de fortes promotions et demandent
également au plus vite la réouverture de négociations commerciales
avec les industriels. Car si les prix en magasins continuent leur
ascension, les prix des matières premières, du blé ou encore de
l’énergie, sont eux sur la pente inverse.
Dans un courrier adressé aux distributeurs et aux industriels, le
gouvernement a également demandé cette réouverture des
négociations. Hier le ministre de l’Économie a par ailleurs posé un
ultimatum aux industriels de l’agroalimentaire. « Ils doivent
aujourd’hui revenir à la table des négociations avec les
distributeurs. Je leur laisse quelques semaines pour répercuter les
baisses de prix que l’on voit sur le marché de gros. Mais je ne
veux pas qu’ils refassent leurs marges sur le dos des
consommateurs » a lancé Bruno Le Maire.
Des consommateurs qui chaque jour au moment de remplir leur caddie
au supermarché sont de plus en plus nombreux à renoncer à certains
produits, pourtant de première nécessité. Dans les rayons, les
Français changent leurs habitudes, boudent les marques, diminuent
leurs achats… Résultat : alors que les prix sont toujours
plus hauts, les ventes sont en chute libre. Mais le chiffre
d’affaires ne cesse de grimper pour la grande distribution : + 9 %
en moyenne en ce début d’année, après une année 2022 déjà très
positive pour de nombreuses enseignes. Ainsi l’année dernière le
groupe Carrefour a vu ses ventes augmenté de 16 % et son bénéfice
grimper de 26 %, atteignant 1,35 milliard d’euros contre 1,07 en
2021.
Alors les hausses de prix dans l’alimentaire sont-elles justifiées
? Comment se déroulent les négociations entre distributeurs et
grandes enseignes ? Enfin faut-il augmenter les salaires pour faire
face à l’inflation ?
Les experts du jour
- Emmanuel Duteil – Directeur de la rédaction – L’usine Nouvelle
- Fanny Guinochet – Éditorialiste – France Info et La Tribune
- Lionel Maugain – Journaliste à 60 Millions de consommateurs, en charge de l’observatoire De l’inflation
- Géraldine Houdayer – Journaliste spécialiste de La consommation – France Bleu
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