« C dans l’air » du 25 avril 2023 : sommaire et invités de l’émission de ce mardi soir sur France 5

« C dans l’air » du 25 avril 2023, sommaire et invités de Caroline Roux – Ce mardi, et comme presque chaque soir de la semaine, Caroline Roux présentera en direct à 17.30 sur France 5 un nouveau numéro de « C dans l’air » dont voici sans plus tarder le sommaire.

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© Stéphane GRANGIER-FTV

Sommaire de C dans l’air du 25 avril 2023

17.30 – C dans l’air l’invitée du 25 avril avec Corinne Jolly, présidente de Particulier à Particulier.

Si les prix de l’immobilier baissent après avoir augmenté de 30 % entre le 1er janvier 2019 et le 31 décembre 2022, les taux de crédit, eux, ont grimpé et atteignent la barre des 3 %, alors qu’ils étaient autour de 1 % il y a un an. Selon Corinne Jolly, ça affecte surtout les primo accédants qui ont besoin de financer l’ensemble de leur projet, avec moins de capital ? Ceux-là empruntent à taux élevés, les prix sont chers, pour elle « c’est là que ça coince ».

De son côté, le constat de Véronique Bédague, PDG de Nexity, premier groupe immobilier français, est sans appel. Derrière la crise du logement se cache « une crise sociale sous-jacente extrêmement forte« . Avec « 100 000 personnes mal logées de plus, 10% de plus de personnes à la rue et 100 000 demandeurs de logements sociaux en plus l’an dernier« , elle appelle les autorités à se saisir pleinement de cette crise, « un poison lent, mais extrêmement sûr« . Alors que le marché de l’immobilier est à la fois marqué par l’effondrement des logements neufs d’une part et par « le blocage complet » du marché de la location d’autre part, elle déplore le fait qu’Emmanuel Macron parle de tout sauf du logement tandis que Bercy « analyse ce qu’il se passe avec des tableaux Excel (…) sans jamais regarder ce que vivent vraiment les Français« .

Le marché du neuf quant à lui est souvent pointé du doigt.  Plusieurs professionnels du secteur ont rappelé ces derniers jours la nécessité de construire 500 000 logements neufs par an, contre 375 000 en 2022. Corinne Jolly, présidente de Particulier à Particulier reviendra sur cette crise de l’immobilier.

 17.45- C dans l’air du 25 avril

Pour l’exécutif, Mayotte est devenue un symbole. Dans l’île, l’opération Wuambushu (« reprise » en mahorais) vient de commencer. Environ 1800 policiers et gendarmes sont sur place pour lutter contre la délinquance, l’habitat insalubre et pour expulser quelques milliers de personnes en situation irrégulière. Mais à peine lancée, l’opération  a connu un coup de théâtre. Cette nuit, la justice a suspendu jusqu’à nouvel ordre l’opération de destruction d’un premier bidonville qui devait commencer ce mardi matin. La juge des référés, saisie en urgence, a estimé que « la destruction des habitations (…) est manifestement irrégulière« , « mettant en péril la sécurité » d’autres habitants non concernés par le projet de démantèlement et a ordonné à la préfecture, avant de démolir les logements insalubres, de trouver des relogements adaptés et des solutions de stockage pour les affaires des familles délogées.  Pour le ministre de l’Intérieur et des Outre-mer, l’opération Wuambushu doit néanmoins être maintenue, et ce, malgré la décision de la justice. Il a confirmé que le « préfet fait appel de cette décision« .

Toutefois ce n’est pas le seul obstacle que connaît l’opération depuis son lancement lundi. Un peu plus tôt dans la journée, les Comores ont refusé l’accostage d’un bateau transportant des ressortissants expulsés de Mayotte. « Tant que la partie française décidera de faire des choses de façon unilatérale, nous prendrons nos responsabilités. Aucun expulsé ne rentrera dans un port sous souveraineté comorienne« , a déclaré le ministre comorien de l’Intérieur, Fakridine Mahamoud. L’archipel, qui a pris son indépendance de la France en 1974, avait déjà dit la semaine dernière ne pas avoir l’intention d’ »accueillir des expulsés issus de l’opération« , n’ayant pas les moyens d’accueillir un afflux de population.

Mais le préfet de Mayotte ne l’entend pas de cette oreille. En début d’après-midi lundi, il a assuré face à la presse que l’opération Wuambushu ne sera pas arrêtée et que la France espère « reprendre rapidement » les rotations vers les Comores. 25 000 étrangers, en énorme majorité des Comoriens, sont expulsés chaque année de Mayotte, 101e département français où 80 % de la population vit sous le seuil de pauvreté, 40 % dans des habitations informelles et un habitant sur deux n’a pas la nationalité française.

Une île de l’océan Indien où la candidate du Rassemblement national est arrivée en tête, avec 59 % des voix, au deuxième tour de la présidentielle, aujourd’hui scrutée de près par le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin qui portera prochainement un nouveau projet de loi sur l’immigration à l’Assemblée nationale. Dans un entretien au Parisien, le président de la République s’est en effet dit finalement favorable à « un seul texte » pour permettre une loi « efficace et juste » après avoir expliqué en mars dernier vouloir saucissonner le projet en « plusieurs textes » pour n’en garder que les aspects les plus consensuels, faute de majorité absolue à l’Assemblée nationale. Décidé à aller vite, le chef de l’État est cependant resté évasif sur la méthode qui sera employée par l’exécutif pour faire voter ce texte. Un 49.3 à venir ? Le ministre du Travail Olivier Dussopt a jugé ce mardi qu’il faudra « tout faire pour éviter » d’adopter la future loi sur l’immigration par un nouveau 49.3, tout en admettant que cela restait une « hypothèse« .

Alors qu’est-ce que l’opération Wuambushu lancée par le gouvernement à Mayotte ? Quelle est la situation dans le 101e département français ? Pourquoi Emmanuel Macron a-t-il effectué un changement de braquet sur le projet de loi immigration ? Comment le gouvernement compte-t-il le faire adopter ? Enfin qu’est-ce que la politique « anti-ghetto » menée au Danemark ? Quel est son bilan ?

Les experts du jour :

– YVES THRÉARD – Éditorialiste, directeur adjoint de la rédaction – Le Figaro

– RACHEL BINHAS – Journaliste en charge des questions migratoires – Marianne

– DIDIER LESCHI – Directeur de l’Office français de l’Immigration et de l’Intégration

– SYLVIE MATELLY – Économiste – Directrice adjointe de l’IRIS, Institut de Relations Internationales et Stratégiques

Le sujet vous questionne ?

Posez votre question par SMS au 41 555 (du lundi au samedi de 15.30 à 19.00 | 0,05 € / SMS), sur Twitter avec le hashtag #cdanslair.

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