« C dans l’air » du 28 mars 2023, sommaire et invité de l’émission de ce mardi – Ce mardi, Caroline Roux présentera à 17.30 sur France 5 un nouveau numéro de « C dans l’air » dont voici sans plus tarder le sommaire.

Comme chaque jour, France Télévisions a levé le voile sur le sommaire de l’émission.
C dans l’air du 28 mars 2023 : Sommaire et Invités de l’émission
17.30 Sébastien Chenu, vice-président de l’Assemblée Nationale, député du Nord et porte-parole du Rassemblement national, sera l’invité de Caroline Roux dans « C dans l’air ».
Les opposants à la réforme des retraites vont de nouveau manifester partout en France ce mardi, pour une dixième journée d’action à l’appel des syndicats, qui espèrent encore faire reculer un gouvernement jusqu’ici inflexible, sur fond de violences croissantes.
Après le regain de mobilisation – et de tensions – enregistré jeudi dernier, quelle sera l’ampleur de la 10e journée contre la réforme des retraites qui a lieu demain, à l’appel de l’intersyndicale ?
À Paris, le cortège défilera de la place de la République à
Nation. Le secrétaire général de la CFDT, Laurent Berger, a appelé
le gouvernement à un « bougé très fort sur les
retraites« , ajoutant qu’il n’accepterait « la
main tendue » d’Élisabeth Borne aux syndicats, que si la
réforme était « mise de côté« .
Gérald Darmanin a annoncé hier qu’un « dispositif de
sécurité inédit » serait déployé mardi pour la 10e
journée de mobilisation contre la réforme des retraites avec
« 13 000 policiers et gendarmes, dont 5 500 à
Paris« .
Sébastien Chenu reviendra sur cette journée de mobilisation et ses enjeux.
17.45 Appel à une médiation… le gouvernement dit non
Comment sortir de la crise sociale ? Quelques heures avant la
dixième journée de mobilisation contre la réforme des retraites, le
patron de la CFDT Laurent Berger a exhorté le gouvernement à mettre
« en suspens la mesure des 64 ans » qui
cristallise les oppositions, estimant que « rentrer dans
un processus de médiation » serait « un geste fort à
poser« . « Il faut prendre un mois, un
mois et demi, pour demander à une, deux, trois personnes de faire
de la médiation« , a déclaré le leader syndical sur
France Inter. Ce que propose l’intersyndicale, « c’est un
geste d’apaisement« , qu’il faut
« saisir« , a insisté Laurent Berger.
Lors d’une réunion organisée lundi à l’Élysée, Emmanuel Macron
avait dit vouloir « continuer à tendre la main aux forces
syndicales« . Mais « nul besoin de
médiation » a répondu ce matin le porte-parole du
gouvernement qui entend camper sur ses positions et tourner
rapidement la page des retraites alors que les cortèges
s’élançaient un peu partout dans le pays et que les grèves se
poursuivent dans de nombreux secteurs stratégiques comme l’énergie.
Les raffineries du pays sont en effet toujours à l’arrêt et après
la Provence et l’Ouest, l’Ile-de-France est touchée à son tour par
les pénuries de carburants dans les stations-service provoquées par
la grève des opérateurs.
Des salariés de l’énergie très présents ce mardi dans les cortèges
aux côtés également de nombreux jeunes. Depuis l’usage du 49.3, les
manifestations contre la réforme des retraites se sont rajeunies et
plusieurs universités sont occupées à Paris mais aussi à Lille,
Lyon, Grenoble ou Bordeaux. Depuis Clermont-Ferrand où il a
défilé, le secrétaire général de la CGT, Philippe Martinez y voit
« la preuve que le mouvement ne s’essouffle
pas » même si le nombre de manifestants est en baisse de
20 % ce mardi par rapport à jeudi dernier d’après plusieurs
syndicats. Le 23 mars, il y avait eu 3,5 millions de personnes dans
les rues selon les organisations syndicales, 1,09 million d’après
le ministère de l’Intérieur. Aujourd’hui « c’est en baisse
mais ce n’est pas une surprise parce que depuis le début, il y a
des journées plus hautes et des journées plus basses« .
C’est encore une mobilisation très importante », a affirmé
Laurent Berger. Le leader de la CFDT a également jugé
« insupportable que la réponse » de l’exécutif
« soit une fin de non-recevoir. On ne peut pas dire qu’on
nous tend la main. On a proposé une voie de sortie, il faut que le
gouvernement nous réponde. Apparemment, il n’est pas prêt pour
l’instant, mais peut-être que ça va changer dans quelques
heures » a-t-il souligné.
Contrairement au gouvernement qui, par la voix de son porte-parole,
a refusé ce mardi matin la main tendue par Laurent Berger, les
députés MoDem, faisant partie de la majorité, se disent eux
favorables à la médiation proposée par le patron de la CFDT.
« Le temps est venu de trouver des points de convergence
avec les syndicats et renouer le dialogue« , a déclaré
leur président de groupe (51 députés), Jean-Paul Matteï, aux
journalistes à l’Assemblée nationale. « Le dialogue
social, on ne peut pas le laisser de côté (…) Si une médiation est
possible, nous l’encouragerons, on ne peut pas laisser un pays
comme cela se déchirer« , a ajouté le député Philippe
Vigier sur fond de crainte de nouvelle escalade de la violence.
Pour contrer les casseurs en marge des cortèges, un dispositif de
forces de l’ordre à l’ampleur inédite depuis la Coupe du Monde 98 a
été déployé par le ministre de l’Intérieur.
De son côté, Philippe Martinez, de la CGT, a expliqué que compte
tenu de « la mobilisation qui ne faiblit pas, on a proposé
une nouvelle fois au gouvernement et surtout au président de la
République de suspendre son projet et de nommer une médiation.
Cette proposition qui a été faite par l’intersyndicale va être
adressée par écrit au président de la République » a
précisé celui qui quittera la tête de la CGT, après huit ans au
poste de secrétaire général, à l’issue du 53e Congrès de la CGT qui
se déroule jusqu’au 31 mars à Clermont-Ferrand. Sa succession se
joue actuellement entre Marie Buisson, qu’il soutient et Céline
Verzeletti, sa chalengeuse disposant du soutien de puissantes
fédérations.
Alors quelles sont les pistes pour sortir de la crise
? Pourquoi le gouvernement ferme-t-il la porte à une
« médiation » avec les syndicats ? Présents ces
derniers jours dans les cortèges, qui sont les black blocs ? Enfin
qui succèdera à Philippe Martinez à la tête de la CGT ?
Les experts
– Dominique REYNIÉ – Directeur général de Fondapol, Fondation
pour l’innovation politique
– Neila LATROUS – Cheffe adjointe du service politique – France
Info
– Caroline- Michel AGUIRRE – Grand reporter au service
politique – L’Obs
– Driss AÏT YOUSSEF – Docteur en droit public – Spécialiste des
questions de sécurité
Retrouvez « C dans l’air » également en streaming et replay sur la plateforme france.tv et son application mobile.