« C dans l’air » du 3 avril 2023, sommaire et invités de Caroline Roux de ce lundi soir – Ce lundi et comme presque chaque soir de la semaine, Caroline Roux présentera en direct à 17.30 sur France 5 un nouveau numéro de « C dans l’air » dont voici sans plus tarder le sommaire.

C dans l’air du 3 avril 2023 : le sommaire de l’émission
17.30 – L’invité du jour est Christophe Deloire, secrétaire général de Reporters sans Frontières.
Reporters sans frontières (RSF) publie un rapport, ce lundi 3
avril, sur les conditions d’exercice de plus en plus difficiles du
métier de journaliste au Sahel en Afrique avec des
« menaces croissantes » sur la liberté
d’informer. L’ONG craint que cette région d’Afrique ne devienne
bientôt « une zone de non-information« .
Malgré « l’heureuse libération » d’Olivier
Dubois après 711 jours de captivité au Mali, le directeur du bureau
Afrique subsaharienne de RSF, Sadibou Marong, rappelle en préambule
que « pas moins de cinq journalistes ont été assassinés et
six autres portés disparus » au Sahel sur la période
2013-2023.
Parallèlement , Evan Gershkovich, journaliste pour
le Wall Street journal en Russie, a été arrêté
le 30 mars et accusé d’espionnage.
Trois jours après son placement en détention les chefs de la
diplomatie russe et américaine, Sergueï Lavrov et Antony Blinken,
ont échangé à son sujet « à
l’initiative » de Washington, selon Moscou.
L’arrestation d’Evan Gershkovich intervient dans un contexte de
répression accrue en Russie contre la presse depuis l’offensive
contre l’Ukraine, qui a fortement tendu les rapports entre Moscou
et Washington. Son cas est sans précédent dans l’histoire récente
du pays et a provoqué un vif émoi en Occident.
Christophe Deloire reviendra sur tous les combats en cours de RSF,
au nom du droit à l’information.
17.45 – Comment sortir de la crise ?
Dans l’attente de la décision du Conseil constitutionnel sur la
réforme des retraites, attendue le 14 avril prochain, la Première
ministre va multiplier cette semaine les consultations pour tenter
de reprendre la main. Mais la tâche s’annonce rude tant le blocage
est complet aux niveaux politique et social. Emmanuel Macron a
chargé sa Première ministre d’élargir sa majorité, mais personne ne
voit comment. La chef du gouvernement reçoit ce lundi les
représentants des groupes parlementaires. A gauche, les
communistes, la France insoumise (LFI), les écologistes et les
socialistes ont décidé de boycotter la réunion et d’aller défendre
leur recours devant le Conseil constitutionnel demain. Les
socialistes demandent à être reçu mardi par Emmanuel Macron et les
députés communistes ont indiqué qu’ils entendaient aller le même
jour à l’Elysée pour, symboliquement, remettre un courrier au chef
de l’Etat lui demandant de retirer sa réforme. La droite, de son
côté, a accepté de se rendre à Matignon mais l’exécutif n’attend
plus grand-chose depuis l’épisode du 49.3 à l’Assemblée nationale
sur les retraites et les divisions apparues au sein du groupe
LR.
Mercredi, Elisabeth Borne a rendez-vous avec
l’intersyndicale, avant une nouvelle journée de mobilisation prévue
le lendemain. Cette première rencontre avec les organisations
syndicales depuis le début de la mobilisation, il y a plus trois
mois, est très attendue mais elle pourrait être brève alors que
l’exécutif exclut toute pause dans la mise en œuvre de la réforme
des retraites. « On ne peut pas mettre un projet de loi en
pause, ça n’existe pas« , a encore déclaré ces derniers
jours la Première ministre. Des propos pris comme une provocation
par les syndicats et la gauche qui demandent ce préalable à toutes
discussions sur de nouveaux sujets. La nouvelle patronne de la CGT,
Sophie Bidet, a d’ailleurs prévenu ce lundi matin au micro de
France Inter : Sans retrait « le rendez-vous risque
d’être très rapide « . » On ne peut
pas parler d’autres sujets tant qu’on ne retire pas cette réforme,
le gouvernement doit le comprendre « , a déclaré la
nouvelle secrétaire générale de la CGT convaincue que la réforme
des retraites « ne s’appliquera
jamais« .
Dans ce contexte politique et social extrêmement tendu, où les
ministres sont priés d’éviter les déplacements en province, et
chaque mot doit être pesé, la Première ministre semble néanmoins
avoir bien du mal à tenir ses propres troupes. Ainsi la secrétaire
d’État chargée de l’Économie sociale et solidaire et de la Vie
associative pose cette semaine en Une du
magazine Playboy, à qui elle a accordé une
longue interview concernant les droits des femmes. Un choix
largement commenté ce lundi, qui après l’interview d’Emmanuel
Macron dans le magazine Pif, dénote de choix de
communication pour le moins déconcertants, en pleine mobilisation
contre la réforme des retraites. Et ce alors que la cote de
popularité de l’exécutif et en particulier du président de la
République ne cesse de chuter dans les enquêtes d’opinion. Seuls 15
% des Français se disent désormais convaincus que le chef de l’Etat
peut encore rassembler selon un sondage Elabe du 23 mars. Même au
sein de ses soutiens, sa popularité s’effrite. 19 % des électeurs
d’Emmanuel Macron au 1er tour de la présidentielle et 33 % au
second tour, regrettent leur vote et ne feraient pas le même choix
aujourd’hui.
Les experts du jour :
– Yves THRÉARD – Éditorialiste, directeur adjoint de la
rédaction – Le Figaro
– Anne ROSENCHER – Directrice déléguée de la rédaction
– L’Express
– Nathalie SAINT-CRICQ – Éditorialiste politique – France
Télévisions
– Frédéric DABI – Directeur général – Institut de sondages IFOP,
auteur de La fracture
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