« C dans l’air » du 9 mars 2023, sommaire et invités de Caroline Roux de ce jeudi soir – Ce jeudi, et comme chaque soir de la semaine, Caroline Roux présentera en direct à 17.30 sur France 5 un nouveau numéro de « C dans l’air ».

Comme chaque jour, France Télévisions a levé le voile sur le sommaire de l’émission.
C dans l’air du 9 mars 2023 : Sommaire
17.30 L’invité de « C dans l’air »
Marc Lomazzi est journaliste, ancien rédacteur en chef adjoint du quotidien Le Parisien-Aujourd’hui en France et chroniqueur sur France Inter. Passionné par les sujets liés à l’écologie et au climat, il est notamment l’auteur d’Ultra ecologicus, une enquête sur les mouvements écologistes radicaux. Et il revient avec son nouveau livre : FRANCE 2050 : RCP8.5, le scénario noir du climat, publié chez Albin Michel.
Les experts du climat ont donné un nom au scénario noir de l’embrasement climatique : le RCP8.5. Un scénario qui ressemble au script d’un film catastrophe : fonte des glaciers, montée des océans, sécheresses, mégafeux, villes les pieds dans l’eau, fleuves à sec, crises sanitaires, disparition des espèces…
Mais en quoi cette fresque terrible nous concerne-t-elle ? Quels
sont les dangers qui menacent vraiment la France à l’horizon 2050
si le pire scénario du GIEC devient réalité ? Comment notre vie
quotidienne sera-t-elle bouleversée ? L’auteur s’est posé toutes
ces questions, et pour y répondre, il a rencontré des dizaines de
scientifiques et d’experts. Cartes à l’appui, son livre brosse le
tableau de la France de 2050 dont l’épisode historique de
sécheresse et de canicules de l’été dernier nous a donné un
avant-goût.
Dans son nouveau livre, Marc Lomazzi montre que c’est maintenant
qu’il faut se préparer à l’impensable – voire au pire – et trouver,
à notre échelle, des réponses au chaos climatique qui
s’annonce.
17:45 C dans l’air
Si les zones à faibles émissions se sont multipliées ces
dernières années dans les grandes villes d’Europe, en France la
mise en place des ZFE fait de plus en plus polémique. De quoi
parle-t-on ? L’idée au départ est de bannir les véhicules polluants
des 43 plus grandes villes de façon progressive d’ici à 2025. Dans
un premier temps, sont interdits sous peine d’amende (68 euros) les
véhicules au-dessus de « Crit’Air 3 » (les diesels
d’avant 2011, les « essence » d’avant 2006, soit 40 % du
parc automobile actuel), puis ce sera au tour des « Crit’Air
2 » (tous les diesels, ainsi que les « essence »
d’avant 2011, soit 70 % du parc).
L’objectif officiel est de faire baisser le niveau des particules
fines qui tuent des milliers de personnes chaque année et d’inciter
les ménages à passer à des voitures moins polluantes et notamment à
l’électrique.
Depuis le 1er janvier, en théorie, dans les villes de plus de 150 000 habitants existent donc des zones à faibles émissions. Mais les exceptions et les décalages se multiplient car le dispositif crée trop d’inégalités, la colère gronde chez les automobilistes et les oppositions se font entendre. Ainsi pour le secrétaire national du Parti Communiste Fabien Roussel, « c’est une bombe sociale parce qu’il y a aujourd’hui dix millions d’automobilistes qui vont être interdits de se déplacer« . De son côté, la leader d’Europe Écologie-Les Verts Marine Tondelier déplore le manque d’accompagnement de l’Etat. Dans ces conditions, et parce que « le gouvernement n’a rien anticipé« , elle juge nécessaire de « prendre son temps » pour déployer le dispositif. C’est ce qu’a d’ailleurs décidé la métropole lyonnaise gérée par l’écologiste Bruno Bernard qui vient d’annoncer le report de deux ans, à 2028, de l’interdiction de la circulation des véhicules diésel (Crit’air 2). À Toulouse et à Montpellier, les élus Nupes-LFI demandent « la suspension de la ZFE« . A Perpignan, le maire RN a fait voter une motion contre l’application de la ZFE dans la préfecture catalane en 2025.
Et maintenant, c’est au tour de 40 millions d’automobilistes de tirer à boulet rouge sur le dispositif. Prenant l’exemple de nos voisins allemands, précurseurs en matière de ZFE mais en train de faire marche arrière, l’association réclame son abandon pur et simple, dénonçant dans un communiqué une « mesure environnementale obsolète » et « une bombe sociale à retardement« .
Il faut dire que lorsqu’il s’agit de la voiture, le risque politique est toujours très fort : l’écotaxe sur les poids lourds avaient entrainé le mouvement des Bonnets rouges, la taxe carbone et le passage aux 80 km/h heure, celui des gilets jaunes… Alors, dans cette période déjà marquée par l’inflation et la contestation de la réforme des retraites, la grogne des automobilistes est scrutée par le gouvernement qui tente d’apaiser les esprits en se disant ouvert « au dialogue« .
Le ministre chargé des Transports a exhorté de son côté l’Allemagne à soutenir à nouveau l’interdiction de la vente de voitures neuves à moteur thermique dans l’Union européenne en 2035, regrettant une « forme de fronde » de Berlin. « Si on ne garde pas cette ambition nous serons balayés sur le plan industriel et écologique (…) ce n’est pas en donnant des contre-signaux que l’on va réussir à créer cette voiture électrique accessible à tous » a déclaré Clément Beaune alors que le patron de Stellantis, groupe réunissant PSA-Citroën et Fiat Chrysler, s’inquiète d’une transition trop rapide vers l’électrique qui profiterait à la Chine.
Les Experts :
- Philippe Dessertine – Directeur De L’institut De Haute Finance
- Nathalie Saint-Cricq – Editorialiste Politique – France Télévisions
- Arnaud Gossement – Avocat En Droit De L’environnement – Professeur Associé A Paris 1
- Flavien Neuvy – Economiste – Directeur De L’observatoire Cetelem
Le sujet vous questionne ?
Posez votre question par SMS au 41 555 (du lundi au samedi de 15.30 à 19.00 | 0,05 € / SMS), sur Twitter avec le hashtag #cdanslair.
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