« C dans l’air » sommaire et invités de l’émission du jeudi 22 juin 2023 – Comme tous les jours ou presque, Caroline Roux présentera en direct à 17.30 sur France 5 un nouveau numéro de « C dans l’air » dont voici sans plus tarder le sommaire.

Comme chaque jour, France Télévisions a dévoilé le contenu de l’émission
Sommaire de C dans l’air du 22 juin 2023
➤ l’invité du 22 juin est Lionel Zinsou, ancien Premier Ministre du Bénin, économiste et banquier d’affaire.
Ce lundi 22 juin s’ouvre à Paris le sommet pour un nouveau pacte
financier mondial, réunissant les chefs d’Etat de nombreux pays en
développement autour d’Emmanuel Macron. Destiné à promouvoir de
nouvelles relations entre les pays du « Nord » et ceux du
« Sud », ce sommet rassemble, entre autres, une quinzaine
de pays africains.
Ayant pour objectif de répondre aux besoins des pays participants,
notamment en matière de lutte contre la pauvreté et le
réchauffement climatique, ce sommet met en lumière certaines
difficultés rencontrées par des nations africaines. Celles-ci se
sentent délaissées face aux derniers enjeux mondiaux, de la
pandémie de Covid-19 à la redéfinition des relations
internationales dans le cadre de la guerre en Ukraine.
Seulement, les instances et les forums internationaux, tels que le
FMI ou le G20, ne semblent plus satisfaire les demandes financières
des gouvernements du « Sud ».
Parmi les thématiques cruciales, la question des dettes souveraines
met à l’épreuve l’économie de ces pays en développement. Les chefs
d’Etat africains constatent un manque significatif de liquidités,
destinées à diminuer le poids de la dette publique. Cette menace
d’une nouvelle crise ouvre la voie à de prochaines faillites pour
les Etats les plus en difficulté, et dont l’aide internationale
semble le seul recours.
Lionel Zinsou reviendra sur les enjeux de ce sommet pour repenser
les relations Nord-Sud dans un contexte de crise climatique.
➤ Centrale de Zaporijia : un risque d’ « attentat » ?
Après la destruction du barrage de Kakhovka le 6 juin dernier,
l’Ukraine s’inquiète au sujet de la centrale de Zaporijia.
Volodymyr Zelensky a accusé ce jeudi la Russie de préparer un
« attentat terroriste » impliquant une fuite « de
radiations » à la centrale nucléaire occupée par les troupes
russes dans le sud du pays. « Ils ont tout préparé pour
cela », a déclaré sur Telegram le président ukrainien,
dont le pays avait été le théâtre du pire accident nucléaire de
l’histoire après l’explosion d’un réacteur à la centrale de
Tchernobyl en 1986. « Nous transmettons ces informations à
tous nos partenaires dans le monde entier, toutes les preuves (…)
Le monde est prévenu, le monde peut et doit agir », a-t-il
exhorté.
« C’est un nouveau mensonge » a immédiatement réagi la
Russie. « On vient juste d’avoir des contacts avec l’Agence
internationale de l’énergie atomique », dont le directeur
Rafael Grossi est attendu en Russie vendredi et s’est rendu la
semaine dernière dans la centrale ukrainienne, a expliqué le
porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov.
Cette installation, la plus grande d’Europe, se trouve depuis plus
d’un an au cœur de la guerre lancée par la Russie contre l’Ukraine.
Tombée aux mains de l’armée russe en mars 2022, elle a été visée
par des tirs et a été coupée du réseau électrique à plusieurs
reprises. Mais la destruction du barrage de Kakhovka a ravivé les
inquiétudes et suscité des interrogations sur la pérennité du
bassin servant à refroidir les six réacteurs de la centrale. En
visitant le site le 15 juin dernier, le directeur de l’AIEA a
estimé que la situation y était « grave » mais en cours
de stabilisation.
Alors quelle est la situation dans la centrale de Zaporijia ? Y
a-t-il un risque d’ »attentat » ? Et où en est la
contre-offensive ukrainienne ? Alors que la bataille de
communication se poursuit entre Kiev et Moscou, sur le terrain les
combats font rage. Les troupes ukrainiennes cherchent à percer les
épaisses lignes des forces russes : champs de mines, tranchées,
fortifications, aviations… Mais l’avancée est lente et très
difficile. Même Volodymyr Zelensky le reconnaît : la
contre-offensive de l’armée de Kiev, entamée le 4 juin, connaît des
progrès « plus lents que ce qui était souhaité ».
« Certaines personnes pensent qu’il s’agit d’un film
hollywoodien et attendent des résultats immédiats. Ce n’est pas le
cas », a-t-il affirmé, dans un entretien publié mercredi 21
juin sur le site de la chaîne britannique BBC.
Si les premiers jours de la contre-attaque ont permis à Kiev de
récupérer une dizaine de villages et environ 100 kilomètres carrés
de territoire, la progression s’est depuis ralentie. Mercredi,
Vladimir Poutine a déclaré à la télévision d’Etat que la
contre-offensive ukrainienne n’a « aucune chance » de
réussir, ajoutant que les chars de combat « Leopard, les
blindés sur roue français et les chars américains brûlent de bon
cœur ». Mais le même jour, le chef du groupe Wagner, Evgueni
Prigojine, a accusé la hiérarchie militaire russe de
« cacher » les difficultés rencontrées par son armée.
« L’ennemi occupe Piatykhaty, le nord de Robotyné, et
Urojaïné, ce qui veut dire que de grands pans de territoire ont été
perdus au profit de l’ennemi (…) Tout cela est complètement caché à
tout le monde. Un jour la Russie se réveillera et s’apercevra que
la Crimée est ukrainienne » a-t-il affirmé. Depuis on a
appris qu’une frappe ukrainienne a touché le pont de Tchongar,
reliant la Crimée à la région de Kherson. Un point stratégique : la
Crimée sert notamment de base arrière logistique aux forces russes
déployées dans le sud de l’Ukraine.
Parallèlement, la bataille se mène aussi sur le front diplomatique.
Quelques jours après la mission de médiation de sept pays africains
à Kiev et Saint-Pétersbourg, Emmanuel Macron accueille ce jeudi et
vendredi à Paris un « Sommet pour un nouveau pacte financier
mondial ». Au total, une cinquantaine de chefs d’État sont
réunis pour tenter de relancer la coopération Nord-Sud.
Officiellement les discussions devraient porter sur l’aide à la
lutte contre le réchauffement climatique, mais la guerre en Ukraine
sera également un élément central de cette rencontre. Emmanuel
Macron devrait chercher à rallier les pays du Sud à la cause
ukrainienne.
Car la guerre a mis en lumière des lignes de fracture au sein de la
communauté internationale. Avec d’un côté, les pays occidentaux
unis autour de Kiev face à ce qu’ils qualifient d’agression russe.
De l’autre, en Asie, en Afrique, au Moyen-Orient et en Amérique du
Sud, un certain nombre de pays qui ont opté pour un positionnement
plus ambigu, refusant ou s’abstenant de condamner la Russie. Une
neutralité souvent calculée, liée à la défense de leurs propres
intérêts (énergie, céréales…) mais aussi à la diatribe de Moscou
qui ne cesse d’évoquer la création d’un ordre mondial multipolaire
contre l’hégémonie de l’Occident.
Les experts du jour :
– GÉNÉRAL DOMINIQUE TRINQUAND – Ancien chef de la mission
militaire française auprès de l’ONU
– BRUNO TERTRAIS – Directeur adjoint de la FRS – Conseiller
géopolitique à l’Institut Montaigne
– ANTHONY BELLANGER – Éditorialiste, spécialiste des questions
internationales
France Inter
– IRYNA DMYTRYCHYN – Maîtresse de conférences à l’Inalco – Institut
National des Langues et Civilisations Orientales.
Le sujet vous questionne ?
Posez votre question par SMS au 41 555 (du lundi au samedi de 15.30 à 19.00 | 0,05 € / SMS), sur Twitter avec le hashtag #cdanslair.
Retrouvez « C dans l’air » du lundi au samedi à 17.45 sur France 5 et replay sur la plateforme france.tv et son application mobile.