« C dans l’air » sommaire et invités de l’émission du jeudi 25 mai 2023 – Comme tous les jours ou presque, Caroline Roux présentera en direct à 17.30 sur France 5 un nouveau numéro de « C dans l’air » dont voici sans plus tarder le sommaire.

Comme chaque jour, France Télévisions a dévoilé le contenu de l’émission
Sommaire de C dans l’air du 25 mai 2023
17.30 – l’invitée est Marie-Christine Tabet – Directrice adjointe des rédactions du Parisien, co-auteure de “Sexus diabolicus : la revanche des femmes ?”
Quinze ans après « Sexus politicus » qui
décrivait les rapports du sexe et de la politique qui était à
l’époque très tabou, Marie-Christine Tabet et Olivier Dubois
publient « Sexus diabolicus : la revanche des femmes
? » aux éditions Albin Michel.
Entre la publication de ces deux livres, plusieurs affaires sont
sorties : l’affaire Baupin, l’affaire DSK et surtout la révolution
#MeToo, une révolte de féministes de fond qui a touché tous les
milieux et le monde politique qui a mis du temps à être
ébranlé.
Dans le livre, les auteurs présentent une nouvelle catégorie :
« Ceux qui seront jamais jugés, ni sanctionnés, mais leur
culpabilité reste en suspens, en pointillé. Ni blanchi ni
poursuivi« . Ceux qui sont finalement condamnés au
soupçon.
Depuis juin 2022, l’éphémère ministre des Solidarités Damien Abad
est visé par une enquête préliminaire du parquet de Paris pour
« tentative de viol », après une plainte sur des
faits qui remonteraient au début des années 2010. Son immunité
parlementaire a été levée hier par une décision à l’unanimité du
bureau de l’Assemblée nationale, ce qui ouvre la voie à une
possible garde à vue du député et ancien ministre. Le 17 mai
dernier, il s’est d’ailleurs dit « favorable » à
la levée de cette immunité parlementaire. « J’ai toujours
dit que je me tenais à la disposition de la justice afin de pouvoir
répondre aux questions des enquêteurs et me défendre face aux
calomnies ignobles dont je suis la cible. Je me défendrai sans
relâche afin de prouver mon innocence et laver mon
honneur« .
Aujourd’hui les procès se font aussi sur les réseaux sociaux via
cette nouvelle arme : le hashtag, qui selon Marie-Christine Tabet,
directrice adjointe des rédactions du Parisien, est « une
arme de destruction massive« . Elle reviendra sur son
nouveau livre « Sexus diabolicus : la revanche des femmes
?« , publié aux éditions Albin Michel, et sur l’omerta
qu’il y a à parler de violences sexuelles quand on appartient au
monde politique.
17.45 – Taxe foncière : une flambée record !
Les propriétaires d’un appartement, d’une maison, d’un local
commercial ou d’une place de parking ne la paieront qu’en octobre
prochain, mais elle est déjà au cœur des discussions. Après une
forte hausse en 2022, la taxe foncière va flamber en 2023. En
raison de l’inflation, elle devrait augmenter cette année d’au
moins de 7,1 % d’après le coefficient forfaitaire publié par
l’INSEE. Et cette hausse sera encore plus importante dans certaines
communes, qui ont elles-mêmes voté une augmentation pour,
expliquent-elles, compenser la baisse des dotations de l’État,
notamment après la disparition de la taxe d’habitation pour les
résidences principales et faire face au fort contexte
inflationniste.
Ainsi la taxe foncière des Lyonnais va croitre de 16 % au total, à
Metz, ce sera + 22 %, à Annemasse + 25 %, à Fontenay-aux-Roses + 30
%, à Grenoble + 34 %… Et la palme revient sans conteste à Paris,
avec une taxe foncière qui va s’envoler, d’un coup, de 62,3 % !
Parmi les rares villes qui ont décidé de ne pas voter une hausse de
la taxe foncière et donc de s’en tenir aux 7,1 % de revalorisation
forfaitaire, on trouve Lille, Nantes ou Marseille.
Les propriétaires s’apprêtent donc à subir une hausse inédite et
généralisée de leur impôt foncier. Pour le président de l’Union
nationale des propriétaires immobiliers (UNPI), « la
variable d’ajustement sera une nouvelle fois les propriétaires. Si
on regarde sur 10 ans, l’évolution de la taxe foncière, c’est trois
fois l’inflation et trois fois l’évolution des loyers« ,
se désole-t-il. Et de pointer un risque sociétal : « les
classes moyennes ne pourront plus rester chez eux, notamment les
personnes âgées. Et pour les propriétaires bailleurs, c’est encore
pire puisque le modèle économique explose avec des rendements
négatifs sur plus de la moitié du territoire« .
Des classes moyennes qui commencent, elles aussi, à souffrir de la
hausse des prix et sont désormais au cœur des préoccupations de
l’exécutif. Depuis plusieurs semaines, le gouvernement dit ainsi
vouloir répondre au « décrochage » et au
« déclassement » de cette catégorie de Français.
Le ministre du Budget, Gabriel Attal, s’est spécifiquement engagé
le mois dernier à « continuer à bâtir un plan Marshall
pour les classes moyennes« , évoquant des mesures sur les
salaires et les services publics. La Première ministre, Elisabeth
Borne, a parlé de « baisse d’impôt pour les classes
moyennes d’ici à la fin du quinquennat« . À cette
promesse, Emmanuel Macron a ajouté un chiffre : 2 milliards
d’euros. « J’ai demandé au gouvernement de me faire des
propositions pour que [ces 2 milliards d’euros de baisse] se
concentrent sur ces classes moyennes« , a affirmé le chef
de l’État dans un entretien sur TF1, le 15 mai.
« C’est-à-dire les Français et les Françaises qui
travaillent dur, qui veulent bien élever leurs enfants et qui
aujourd’hui, parce que le coût de la vie a monté, parce que la
dynamique des salaires n’est pas toujours là, ont du mal à boucler
la fin du mois« .
Mais à ce stade pas grand-chose n’a filtré des projets de l’exécutif, ni sur le calendrier ni sur le format de cette nouvelle baisse d’impôt dont pourrait bénéficier la classe moyenne. Une catégorie de Français, aux contours très flous, qui voient les dépenses contraintes peser de plus en plus lourd dans leur budget. Assurances, énergie (gaz, EDF, carburant), logement, assurances, alimentation, téléphone… Ces dépenses incompressibles et difficilement évitables ont augmenté de 100 euros en six mois selon une dernière étude Lesfurets avec CSA Research. En moyenne, elles absorbent 36 % du budget familial, mais, pour une famille modeste composée de 2 enfants, elles représentent plus de la moitié des revenus. Dans ce contexte, certains ménages (presque 20 %) doivent se résoudre à piocher dans leurs économies ou à s’endetter avec des petits crédits pour boucler leurs fins de mois. Une inflation et un contexte économique difficile qui ont également des répercussions sur les animaux de compagnie. Si certains propriétaires choisissent de se serrer la ceinture, les abandons ont augmenté de 15 % au premier trimestre 2023 et les refuges de la SPA sont saturés. En parallèle, les adoptions stagnent.
Les experts du jour :
- ROBIN RIVATON – Économiste – Membre du conseil scientifique de la Fondapol
- FRANÇOIS ECALLE – Ancien rapporteur général de la Cour des Comptes – Président de Fipeco.fr
- OLIVIER BABEAU – Essayiste, président de l’Institut Sapiens
- NATHALIE MAURET – Journaliste politique – Groupe de presse régionale « Ebra »
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