« C dans l’air » sommaire et invités de l’émission du lundi 14 août 2023 – Ce lundi, Axel de Tarlé présentera à 17.40 sur France 5 un nouveau numéro de « C dans l’air » dont voici sans plus tarder le sommaire.

Comme chaque jour, France Télévisions a dévoilé le contenu de l’émission
Sommaire de C dans l’air du 14 août 2023
Darmanin, Le Maire, Philippe… Qui pour succéder à Macron ?
« Ce qui m’inquiète maintenant, c’est ce qui se passera en
2027 ». La phrase est signée Gérald Darmanin. Le ministre de
l’Intérieur se confie aujourd’hui dans les colonnes au Figaro. Si
le locataire de la place Beauvau ne faisait pas grand mystère de
ses ambitions, elles sont désormais clairement affirmées. Après
l’échec de son opération pour prendre Matignon lors du dernier
remaniement, il se tourne vers l’avenir. Il fera sa rentrée
politique à l’occasion d’une réunion organisée dans son fief de
Tourcoing le 27 août.
Mais Gérald Darmanin n’est pas le seul à prétendre à l’Élysée au
sein de la Macronie. Plus discret, le ministre de l’Économie Bruno
Le Maire, avance, lui aussi, ses pions. Il fera lui sa rentrée dans
une entreprise de Haute-Savoie, trois jours avant le grand raout de
son collègue du gouvernement.
Depuis Brégançon, où il prend ses vacances, Emmanuel Macron observe
ce bal des prétendants. Le président de la République a évoqué fin
juillet la possibilité que son ancien Premier ministre Édouard
Philippe puisse « prendre le relais » à l’Élysée en 2027.
Interviewée sur BFMTV quelques jours plus tard, Élisabeth Borne
avait quant à elle loué les « grandes qualités d’homme
d’État » du maire du Havre. Mais Edouard Philippe a-t-il été
adoubé ou piégé ? Cette petite phrase le présentant comme un
héritier pourrait finalement avoir gêné le maire du Havre, qui
cherche au contraire à se distinguer d’Emmanuel Macron.
Parmi les possibles successeurs, Jean Castex, l’ancien premier
ministre, aujourd’hui à la tête de la RATP, apparaît aux yeux
d’Emmanuel Macron et de plusieurs ministres comme un recours
possible. Ce dernier assure de son côté ne pas se préparer pour
concourir au prochain scrutin.
À gauche de l’échiquier politique, EELV savoure sa victoire face au
ministre de l’Intérieur. Vendredi le Conseil d’État a en effet
infligé un camouflet à Gérald Darmanin en suspendant la dissolution
du mouvement écologiste les « Soulèvements de la Terre ».
Le collectif écologiste avait été dissous le 21 juin. Cette
suspension n’est que temporaire, le Conseil d’Etat doit encore se
prononcer sur le fond du dossier.
Marine Tondelier, la patronne des écologistes, insiste sur le fait
que le locataire de la place Beauvau « avait tort ». Elle
fustige un ministre qui « mélange ses outils juridiques – le
droit qu’il doit faire valoir dans ce pays – et ses opinions
politiques ».
Son parti affronte une importante polémique depuis l’invitation du
rappeur Médine à ses journées d’été. Ce dernier est en effet
régulièrement accusé d’antisémitisme et d’homophobie. Face aux
critiques, Marine Tondelier persiste et signe. Elle souligne le
parcours d’une personnalité qui a « ouvert les yeux sur ses
erreurs » au fil des années et assure avoir des
« échanges assez francs » avec le rappeur.
La secrétaire nationale d’EELV se serait sans doute passée de cette
séquence. Elle doit en effet relever un lourd pari : faire mieux
que la liste emmenée par Yannick Jadot aux élections européennes de
2019, qui était arrivée en troisième position avec 13,5 % des
suffrages. Les militants du parti ont plébiscité le principe d’une
liste autonome pour le scrutin, qui aura lieu en 2024. Après les
communistes, les écologistes ont donc désigné leur cheffe de file.
La perspective d’une liste commune de la gauche, souhaitée par La
France insoumise, s’éloigne encore un peu plus.
Le parti fondé par Jean-Luc Mélenchon est le seul à poursuivre la
tradition des caravanes populaires estivales. Ses militants vont de
ville en ville, de plage en plage, à la rencontre des électeurs. Le
principal adversaire est désigné : l’abstention. Ils disent lutter
contre la résignation et vont chercher des gens qui votent peu pour
essayer de les convaincre de rallier leur cause. Une campagne
permanente. Un véritable travail de fourmi. À Carpentras, dans le
Vaucluse, où une équipe de C dans l’air les a rencontrés,
l’objectif est de reconquérir un électorat populaire, parti chez le
RN.
Les experts du jour:
– YVES THRÉARD – Éditorialiste – Directeur adjoint de la rédaction
– « Le Figaro »
– RACHEL GARRAT-VALCARCEL – Journaliste politique à 20 Minutes
– JEAN-JÉRÔME BERTOLUS – Chef du service politique de France
Info
– JEAN GARRIGUES – Historien – Président du Comité d’histoire
parlementaire et politique
Le sujet vous questionne ?
Posez votre question par SMS au 41 555 (du lundi au samedi de 15.30 à 19.00 | 0,05 € / SMS), sur Twitter avec le hashtag #cdanslair.
Retrouvez « C dans l’air » du lundi au samedi à 17.40 sur France 5 et replay sur la plateforme france.tv et son application mobile.