« C dans l’air » sommaire et invités de l’émission du mardi 12 septembre 2023 – Ce mardi, Caroline Roux présentera à 17.30 sur France 5 un nouveau numéro de « C dans l’air » dont voici sans plus tarder le sommaire.

Comme chaque jour, France Télévisions a dévoilé le contenu de l’émission
Sommaire de C dans l’air du 12 septembre 2023
C dans l’air l’invitée du 12 septembre avec Marylise LEON – secrétaire générale de la CFDT
La rentrée sociale 2023 est lancée avec l’annonce par le chef de
l’État d’une conférence sociale qui devrait se tenir mi-octobre sur
les premiers niveaux de rémunérations sous le Smic, la question des
classifications dans les branches et les conditions de
travail.
L’agenda social, défini en juillet, doit débuter avec l’ouverture
prochaine de la négociation sur l’assurance chômage. De nombreux
textes de loi (partage de la valeur, plein-emploi, immigration,
discriminations, PLFSS…) doivent être examinés par le Parlement à
partir de la fin du mois.
La secrétaire générale de la CFDT décryptera les dossiers de la
rentrée sociale…
C dans l’air du 12 septembre – Poutine / Kim Jong-un : l’inquiétante rencontre
Kim Jong-un est entré, ce mardi matin, en train blindé en
Russie. Le dictateur nord-coréen qui n’avait plus quitté son pays
depuis le début de la pandémie de Covid-19 va rencontrer dans les
prochaines heures, le président russe Vladimir Poutine quelque part
dans l’Extrême-Orient russe. Moscou n’a précisé ni la date ni le
lieu de de ce sommet entre les deux dirigeants, programmé en marge
du forum économique de Vladivostok qui se termine mercredi.
Pour ce premier déplacement à l’étranger depuis 2019, Kim Jong-un
s’est fait accompagner par son ministre des Affaires étrangères et
ses deux principaux responsables militaires, les maréchaux de
l’armée populaire coréenne. Selon le porte-parole du Kremlin,
Dmitri Peskov, les deux dirigeants vont discuter de sujets
« sensibles » sans prêter attention « aux mises en
garde » américaines. Depuis plusieurs jours, Washington
avertit que ce sommet pourrait être l’occasion d’un grand accord
d’échanges d’armes et de technologies. Vladimir Poutine
chercherait, selon les autorités américaines, à acquérir des obus
et des missiles antichars auprès de la Corée du Nord pour équiper
son armée en Ukraine. De son côté, Pyongyang serait en quête de
technologies de pointe pour des satellites et des sous-marins à
propulsion nucléaire ainsi que d’une aide alimentaire.
La Russie et la Corée du nord ont nié toute transaction d’armes,
tout en affichant leur volonté de renforcer leurs liens en matière
de défense. Alors que vient faire Kim Jong-Un en Russie ? Si les
deux Etats entretiennent le flou sur l’objectif de cette rencontre,
cette dernière survient après un sommet du G20 qualifié par le chef
de la diplomatie russe de « succès » ce dimanche, après
que le club des grandes économies mondiales, réuni en Inde, a
échoué à s’entendre pour dénoncer une « agression » russe
en Ukraine, mot pourtant utilisé en 2022 lors du précédent sommet à
Bali.
« Le G20 n’a pas de quoi être fier » a déclaré un
porte-parole du ministère ukrainien des Affaires étrangères alors
que sur le terrain le compte à rebours de la contre-offensive a
commencé. « Il reste encore environ trente à quarante-cinq
jours » pour que les Ukrainiens réussissent leur
contre-attaque avant que les conditions climatiques se dégradent,
que les températures refroidissent et que la boue rende la tâche
beaucoup plus difficile à l’Ukraine a affirmé le général Mark
Milley, chef d’état-major américain dans un entretien à la BBC.
Lancée en juin dernier, la contre-attaque ukrainienne se poursuit.
Quelque 350 km² ont bien été libérés par les Ukrainiens, mais les
défenses russes n’ont pas été percées et les militaires occidentaux
craignent désormais que la mer d’Azov ne soit pas atteinte avant
l’arrivée de l’hiver. Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a
reconnu le 8 septembre dernier que la Russie, forte de sa
supériorité aérienne, était en train de stopper la
contre-offensive, et s’est plaint du ralentissement de l’aide
militaire occidentale et des sanctions visant Moscou. La semaine
dernière, le chef de la diplomatie américaine Antony Blinken a
néanmoins confirmé une nouvelle aide à l’Ukraine de l’ordre d’un
milliard de dollars avec notamment la livraison des munitions à
l’uranium appauvri, une arme redoutablement efficace pour percer
les blindages, mais controversée.
Parallèlement, la publication d’une nouvelle biographie du patron
de Tesla et de Space X vient de révéler qu’Elon Musk aurait empêché
l’armée ukrainienne d’attaquer la flotte russe en Crimée l’an
dernier, en limitant le faisceau de Starlink, la galaxie de
satellites de communications qui lui appartient, et qui a permis à
Kiev d’échapper aux tentatives de black-out russes au début de son
invasion. Mais cette fois, Elon Musk aurait redouté que cette
attaque ukrainienne déclenche une troisième guerre mondiale. Une
décision qui pose questions. C’est en effet la première fois qu’un
entrepreneur privé se retrouve avec autant d’influence.
Les experts
– Général Jean-Paul Palomeros – Ancien chef d’état-major, ancien commandant suprême de la transformation de l’OTAN
– Alain BAUER – Professeur au CNAM, responsable du pôle sécurité, défense et renseignement, auteur de « Au commencement, était la guerre »
– Elsa VIDAL – Rédactrice en chef de la rédaction en langue russe – RFI
– Elena Volochine – Grand reporter – France 24
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Posez votre question par SMS au 41 555 (du lundi au samedi de 15.30 à 19.00 | 0,05 € / SMS), sur Twitter avec le hashtag #cdanslair.
Retrouvez « C dans l’air » du lundi au samedi à 17.45 sur France 5 et replay sur la plateforme france.tv et son application mobile.