« C dans l’air » sommaire et invités de l’émission du mercredi 27 septembre 2023 – Ce mercredi, Caroline Roux présentera à 17.30 sur France 5 un nouveau numéro de « C dans l’air » dont voici sans plus tarder le sommaire.

Comme chaque jour, France Télévisions a dévoilé le contenu de l’émission
Sommaire de C dans l’air du 27 septembre 2023
C dans l’air – L’invité est Benjamin Haddad, député Renaissance, porte-parole du groupe à l’Assemblée nationale et membre de la Commission des affaires étrangères et des affaires européennes.
Ce mercredi, l’Arménie continue d’accueillir les dizaines de
milliers de réfugiés qui fuient le Haut-Karabakh, une semaine après
une offensive menée par l’Azerbaïdjan dans le Haut-Karabakh. Le
Premier ministre arménien Nikol Pachinian a dénoncé une
« agression », et a appelé la communauté internationale à
réagir.
Dimanche soir aux 20H de France 2 et de TF1, Emmanuel Macron a
déclaré que « la France est aujourd’hui très vigilante à
l’intégrité territoriale de l’Arménie, car c’est ce qui se joue. Il
faut être très clair. On a aujourd’hui une Russie qui est complice
de l’Azerbaïdjan, une Turquie qui a toujours été en soutien de ses
manœuvres et un pouvoir qui est désinhibé, qui menace la frontière
de l’Arménie ».
Les relations entre Erevan et Bakou continuent d’être empoisonnées
aujourd’hui par un différend au sujet du Haut-Karabakh, une enclave
majoritairement peuplée d’Arméniens ayant fait sécession de
l’Azerbaïdjan avec le soutien de l’Arménie. Après une première
guerre qui a fait plus de 30.000 morts au début des années 1990,
l’Arménie et l’Azerbaïdjan se sont affrontés à nouveau à l’automne
2020 pour le contrôle de cette région montagneuse
Benjamin Haddad, député Renaissance, porte-parole du groupe à
l’Assemblée nationale
et membre de la Commission des affaires étrangères et des affaires
européennes reviendra sur le sort réservé aux Arméniens, contraints
de fuir après une offensive menée par l’Azerbaïdjan dans le
Haut-Karabakh.
C dans l’air – Budget : la dette attendra…
Le gouvernement a présenté, ce mercredi, en Conseil des
ministres, ses deux textes budgétaires pour 2024 : son projet de
loi de finances (PLF) et son projet de loi de financement de la
Sécurité sociale (PLFSS). Bercy a notamment annoncé une
augmentation des crédits pour l’armée, la police et la justice de
près de 5 milliards d’euros l’année prochaine. Celui pour
l’Éducation nationale, premier de l’État, est lui en hausse de 3,9
milliards d’euros, permettant notamment de mettre en œuvre la
revalorisation générale du traitement des enseignants. Il devrait
atteindre 63,6 milliards d’euros. La transition écologique,
qualifiée de « priorité absolue », obtient également 7 milliards
d’euros supplémentaires. L’État gagnera aussi près de 8 300
fonctionnaires en 2024, a indiqué Bercy, dont 2 681 pour le
ministère de l’Intérieur, 1 961 pour celui de la Justice, 732 pour
la transition écologique et 580 dans l’armée. En outre, en ces
temps d’inflation, près de 25 milliards d’euros seront consacrés à
l’indexation des prestations sociales, des retraites et au barème
de l’impôt sur le revenu.
Quelque 16 milliards d’euros d’économies sont également prévues
l’an prochain. L’essentiel proviendra de la suppression progressive
des mesures exceptionnelles permettant d’alléger la facture
d’électricité des ménages et des entreprises (plus de 10 milliards
d’euros). 4, 5 milliards seront récupérés sur la fin des aides aux
entreprises, 1 milliard sur les aides à la politique de l’emploi,
700 millions seront issus de la réforme de l’assurance-chômage.
Bercy attend aussi les premiers effets de la réforme des retraites.
Du côté des recettes, l’exécutif maintient sa ligne rouge. Pas
question d’augmenter les impôts. Il s’agit même de les baisser ces
prochaines années. Le gouvernement a tout de même confirmé sa
volonté d’instaurer en 2024 une nouvelle taxe sur les concessions
autoroutières et les grands aéroports qui doit rapporter 600
millions d’euros annuels. Toutes ces annonces ont pour but de
donner des gages de sérieux budgétaire alors que la dette a dépassé
cet été les 3.000 milliards d’euros. Quant au déficit, il se révèle
de facto largement en dehors des clous européens. Résultat, la
France se range parmi les mauvais élèves de la zone euro et est
scrutée depuis des mois par les agences de notation. L’agence Fitch
a en avril dernier déjà dégradé la note de la France de
« AA » à « AA – » faisant état d’un plan de
réduction de la dette insatisfaisant et peu après le patron de
Bercy a promis d’être « intraitable » sur la dette pour
éviter une dégradation de l’agence de notation S&P.
Alors comment les agences de notation vont-elles réagir ? Que
recouvrent exactement leurs notations ? Que prévoit le projet de
loi de financement de la Sécurité sociale ? Que contient le projet
de budget 2024 ? « Ce budget ambitionne de répondre aux
« trois défis » que sont le désendettement de la France,
la lutte contre l’inflation et les investissements requis pour la
transition écologique » a expliqué le ministre des Finances.
« Nous devons (…) piloter nos finances publiques en relevant
ces trois défis », a déclaré Bruno Le Maire, soulignant que le
contexte inflationniste « brouille tous les repères ». Le
patron de Bercy a également estimé que la prévision d’1,4 % de
croissance en 2024 sur laquelle est fondé ce budget est
« sincère », quelques heures après que le Haut Conseil
des finances publiques, gardien du sérieux budgétaire du
gouvernement a jugé cette prévision « élevée ».
Présentés en Conseil des ministres, les deux textes vont être
examinés par l’Assemblée nationale courant octobre, puis par le
Sénat, et les débats s’annoncent d’ores et déjà électriques au
Parlement. Privé de majorité absolue à l’Assemblée et de soutiens
dans l’opposition, la Première ministre a déjà reconnu qu’elle
devrait « certainement » recourir à l’article 49.3.
Aux Etats-Unis, également, ce sujet donne lieu à un bras de fer
intense. Quatre mois après avoir frôlé le défaut de paiement, les
parlementaires démocrates et républicains doivent voter d’ici à ce
samedi 30 septembre minuit leur budget. Sans accord, le pays se
retrouverait en « shutdown » entraînant la fermeture ou
la réduction d’activité de nombreuses administrations fédérales. Le
compte à rebours est lancé sur fond de campagne présidentielle et
de grève historique dans le secteur de l’automobile pour obtenir de
fortes augmentations de salaire, soutenue par Joe Biden et Donald
Trump.
Les experts du jour:
– Philippe DESSERTINE – Directeur de l’Institut de Haute
Finance, auteur de Le grand basculement
– Frédéric SAYS – Journaliste à la rédaction internationale –
Radio France, auteur de Dans l’enfer de
Bercy
– Béatrice MATHIEU – Grand reporter
– L’Express
– Thomas PORCHER – Économiste, membre des « Économistes
Atterrés »
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