« C dans l’air » sommaire et invités de l’émission du mercredi 28 juin 2023 – Comme tous les jours ou presque, Caroline Roux présentera en direct à 17.30 sur France 5 un nouveau numéro de « C dans l’air » dont voici sans plus tarder le sommaire.

Comme chaque jour, France Télévisions a dévoilé le contenu de l’émission
Sommaire de C dans l’air du 28 juin 2023
Nanterre : émotion, colère et questions
Des tensions ont secoué plusieurs villes cette nuit après que le
jeune Naël, 17 ans, a été tué mardi à Nanterre par un policier qui
a tiré avec son arme, après un refus d’obtempérer. Les policiers
ont affirmé qu’il était en train de foncer sur eux, mais cette
version est contredite par des images filmées par des témoins. Une
vidéo circulant sur les réseaux sociaux depuis hier montre deux
policiers contrôler une voiture jaune. L’un d’entre eux, debout,
accoudé sur le pare-brise, tient le conducteur en joue avec son
pistolet. Quand le conducteur redémarre, le policier tire à bout
portant depuis le côté du véhicule. La vidéo est devenue virale
suscitant une avalanche de réactions.
Le ministre de l’Intérieur a évoqué ce mercredi matin « des
images extrêmement choquantes et apparemment non conformes à ce que
nous souhaitons » en matière de maintien de l’ordre. Tout en
se disant « très attaché à la présomption d’innocence »,
Gérald Darmanin a assuré que toutes les sanctions seront prises
contre le policier auteur du coup de feu mortel « si elles
doivent avoir lieu ». Après le décès du jeune Naël, le parquet
a ouvert deux enquêtes, l’une pour refus d’obtempérer et tentative
d’homicide volontaire sur personne dépositaire de l’autorité
publique, l’autre, confiée à l’IGPN, pour homicide volontaire par
personne dépositaire de l’autorité publique. Le policier, auteur du
tir mortel, est actuellement en garde à vue. Mais elle est
« arrivée tardivement puisqu’il a été placé en garde à vue
dans l’après-midi pour des faits qui ont lieu à 8h30 », a
regretté l’un des avocats de la famille qui s’inquiète que le
policier ait « pu se mettre d’accord avec son collègue. Il y a
pu avoir une disparition des preuves, ou des pressions sur les
témoins ». Me Yassine Bouzrou a également annoncé le dépôt de
deux plaintes, une pour homicide volontaire et l’autre pour faux en
écriture publique. La mère de l’adolescent a appelé « à une
marche blanche » ce jeudi partant de la préfecture des
Hauts-de-Seine.
En déplacement à Marseille, Emmanuel Macron a dit « l’émotion
de la Nation ». « Un adolescent tué c’est inexplicable,
inexcusable », a insisté le président de la République depuis
Marseille. « Je souhaite que la justice fasse son travail avec
célérité », a indiqué le chef de l’Etat appelant au
« calme pour que la justice se fasse ». « Nous
n’avons pas besoin d’un embrasement », a-t-il ajouté. Le
porte-parole du gouvernement a également lancé un « appel au
calme » alors que le drame a entraîné dans la nuit des
violences urbaines dans plusieurs villes du pays et que la colère
s’exprime sur les réseaux sociaux. Plusieurs sportifs, acteurs ou
chanteurs ont aussi fait part de leur indignation. C’est le cas
notamment d’Omar Sy, de Médine ou encore de Kylian Mbappé.
Un drame qui relance également le débat sur l’interprétation et la
réponse apportée par les forces de l’ordre concernant les refus
d’obtempérer, le délit de fuite et légitime défense. L’an dernier,
treize personnes ont été tuées lors d’un refus d’obtempérer. Un
chiffre en très forte augmentation comme l’usage des armes par les
policiers depuis 2017 et la modification de la loi relative à la
sécurité publique encadrant l’usage des armes par les forces de
l’ordre. Les écologistes estiment qu’il est urgent de revenir sur
cette loi trop « ambiguë dans sa formulation et qui permet aux
policiers une lecture très discutable quant à l’usage du
feu ». La France insoumise appelle également à revoir la
doctrine policière et la loi sur la légitime défense.
Alors que s’est-il passé hier matin à Nanterre ? Que dit la loi
relative à la sécurité publique encadrant l’usage des armes par les
forces de l’ordre ? Comment fonctionne l’IGPN, la « police des
polices » ? L’institution est souvent accusée de
« blanchir » les policiers sur qui elle enquête. Qu’en
est-il réellement ?
Les experts du jour :
– ALAIN BAUER – Professeur de criminologie – CNAM
– MATHIEU ZAGRODZKI – Docteur en science politique – Institut
d’Etudes Politiques de Paris.
– VINCENT BRENGARTH – Avocat au Barreau de Paris
– YAEL GOOSZ – Editorialiste politique- France inter
Le sujet vous questionne ?
Posez votre question par SMS au 41 555 (du lundi au samedi de 15.30 à 19.00 | 0,05 € / SMS), sur Twitter avec le hashtag #cdanslair.
Retrouvez « C dans l’air » du lundi au samedi à 17.45 sur France 5 et replay sur la plateforme france.tv et son application mobile.