« C dans l’air » sommaire et invités de l’émission du samedi 3 juin 2023 – Comme tous les samedis, Axel de Tarlé présentera en direct à 17.45 sur France 5 un nouveau numéro de « C dans l’air » dont voici sans plus tarder le sommaire.

Comme chaque jour, France Télévisions a dévoilé le contenu de l’émission
Sommaire de C dans l’air du 3 juin 2023
Dette : la France vit-elle au-dessus de ses moyens ?
La nouvelle était attendue avec fébrilité par le gouvernement.
L’agence de notation américaine Standard & Poor’s, la plus
influente, devait rendre publique sa note financière de la France.
Si tous les observateurs tablaient sur une dégradation de cette
note, l’agence a finalement décidé hier soir de la maintenir
inchangée, à « AA ». Soupir de soulagement pour Bercy et
l’exécutif. Le ministre de l’Économie Bruno Le Maire « prend acte »
de la décision de Standard & Poor’s dans laquelle il voit un «
signal positif » et promet sa « fermeté la plus totale » dans la
poursuite de la stratégie de réduction des déficits. Cette note est
loin d’être anecdotique pour l’Etat. C’est en effet sur la foi de
cette dernière que la France emprunte, à des taux plus ou moins
élevés, sur les marchés pour financer une partie de son budget. Une
dégradation de cette dernière peut donc entrainer le
renchérissement des intérêts à payer, et donc peser plus lourd sur
les deniers publics.
Cette publication d’une note non dégradée intervient toutefois
après la dégradation de la note par une autre agence financière,
Fitch, il y a quelques semaines. La France est en effet désormais
notée « AA- » par cette seconde agence. Malgré ses relatives bonnes
notes, l’endettement du pays reste élevé. Et pour lutter contre cet
état de fait, la majorité relative du camp présidentiel à
l’Assemblée pourrait être inquiétante à l’avenir.
Parmi les nombreuses causes du déficit public, la fraude sociale
est souvent pointée du doigt par l’exécutif. C’est la caisse
primaire d’assurance maladie qui est chargée de lutter contre ce
phénomène. Dans son viseur on retrouve certains praticiens dont les
pratiques tarifaires obscures confinent à l’escroquerie. Dans
certains cabinets dentaires, la surfacturation permet à ces escrocs
de récupérer de l’argent indu. Ces fausses factures ou
surfacturations sont rendues plus faciles depuis le passage au
tiers payant. Les patients n’ayant en effet plus besoin d’avancer
les frais, leur professionnel de santé peut ainsi en profiter pour
faire passer des dépenses sur leur dos auprès de l’assurance
maladie. Le tout sans que les patients ne puissent s’en rendre
compte.
Mais l’Etat et la sécurité sociale ne sont pas les seules entités
publiques à connaître un endettement élevé. Les collectivités
locales sont elles aussi confrontées à cette difficulté. Poussées
par la hausse des dépenses, certaines municipalités en viennent
même à vendre des « bijoux de famille », comme l’église
ou le moulin de la commune. D’autres réalisent des coupes dans
leurs dépenses, en limitant l’éclairage public ou en baissant le
chauffage des bâtiments publics. Certains projets de rénovation
sont retardés ou annulés. Tout est fait pour éviter d’avoir à
augmenter la taxe foncière, qui apparaît comme l’ultime
recours.
L’instabilité parlementaire peut-elle effrayer les agences
financières et donc faire peser un risque que notre capacité
d’emprunt ?
Comment lutter plus efficacement contre la fraude sociale ?
Comment redonner du souffle aux collectivité territoriales, qui
semblent en grande difficulté financière ?
LES EXPERTS
– Philippe DESSERTINE – Directeur de l’Institut de Haute
Finance
– Gaëlle MACKE – Directrice déléguée de la rédaction – « Challenges
»
– Christine KERDELLANT – Essayiste et journaliste économique
– Yves THREARD – Editorialiste et directeur adjoint de la rédaction
– Le Figaro
Le sujet vous questionne ?
Posez votre question par SMS au 41 555 (du lundi au samedi de 15.30 à 19.00 | 0,05 € / SMS), sur Twitter avec le hashtag #cdanslair.
Retrouvez « C dans l’air » du lundi au samedi à 17.45 sur France 5 et replay sur la plateforme france.tv et son application mobile.