« C dans l’air » sommaire et invités de l’émission du mardi 9 mai 2023 – Caroline Roux présentera ce mardi en direct à 17.30 sur France 5 un nouveau numéro de « C dans l’air » dont voici sans plus tarder le sommaire.

Comme chaque jour, France Télévisions a dévoilé le contenu de l’émission
Sommaire de C dans l’air du 9 mai 2023
17.30 – C dans l’air, l’invité du 9 mai avec François-Henri Désérable, écrivain voyageur, auteur de “L’Usure d’un monde”, publié aux éditions Gallimard.
Fin 2022, en Iran, au plus fort de la répression, suite à la
mort de Masha Amini, jeune Iranienne de 22 ans arrêtée par la
police des mœurs pour « port de vêtements
inappropriés« , François Henri Désérable, écrivain, part
sillonner le pays pendant 42 jours.
De ce périple, il a tiré un récit de voyage dans lequel il revient
sur l’Iran d’aujourd’hui, en colère contre la brutalité du régime
en place.
La plupart des articles sur les soulèvements qui avaient lieu depuis la mort de Mahsa Amini soulignaient que la peur avait changé de camp. François-Henri Désérable l’affirme : c’était faux. « Elle avait peut-être gagné le camp d’en face, elle avait peut-être atteint le régime des mollahs, peut-être même que l’ayatollah Khamenei était pris de peur, à la nuit tombée, quand il se glissait sous ses draps pendant que les rues du pays s’embrasaient, mais la peur, on a beau dire, n’avait pas changé de camp« .
Si un essoufflement du mouvement est visible, la colère du
peuple iranien reste intacte, selon plusieurs chercheurs. Face à
cette colère aux expressions diverses, le régime iranien reste
sourd et continue d’employer la force. Hier, lundi 8 mai, une
agence d’information de l’autorité judiciaire iranienne a annoncé
que 2 hommes ont été exécutés par pendaison en Iran pour avoir
brûlé un exemplaire du Coran et insulté le prophète Mahomet.
De son côté, ce samedi 6 mai, l’Organisation iranienne des droits
de l’homme, une ONG basée en Norvège, a accusé l’Iran d’avoir
procédé à 42 exécutions au moins en 10 jours. Parmi les condamnés,
22 sont membres de la minorité baloutche, des habitants du
Sistan-et-Baloutchistan, province marginalisée du Sud-Est peuplée
majoritairement de sunnites.
François-Henri Désérable, écrivain voyageur, auteur de « L’Usure d’un monde« , publié aux éditions Gallimard, reviendra sur son récit de voyage qu’il a tiré après avoir sillonné l’Iran pendant 42 jours fin 2022. Il nous racontera ce qu’il a vu sur places, ses rencontres avec un peuple qui lutte pour sa liberté, et sur la brutalité du régime…
17.45 – C dans l’air du 9 mai – Marine Le Pen à l’assaut du wokisme
Art, politique, polémique et vandalisme… Un tableau a été
dégradé ce dimanche 7 mai au Palais de Tokyo à Paris. L’œuvre
intitulée « Fuck abstraction ! » fait couler
beaucoup d’encre depuis la mi-février, début de l’exposition Ma
pensée sérielle, consacrée à la peintre Miriam Cahn. La toile a été
qualifiée de pédopornographique par plusieurs associations qui
avaient demandé son décrochage et ont perdu en justice. L’artiste
suisse a, de son côté, toujours démenti le caractère
« pédopornographique » de son œuvre, invoquant
la représentation du viol comme arme de guerre et crime contre
l’humanité. Dimanche le tableau, non vitré, mais présenté avec de
nombreuses explications dans une salle distincte, s’est vu asperger
de peinture par un homme de quatre-vingt ans qui a été
interpellé. Le Monde a révélé par la suite qu’il
s’agissait de Pierre Chassin, ancien chef du groupe Front national
au Conseil municipal des Mureaux (Yvelines) jusqu’en 2015. Le
parquet de Paris a annoncé l’ouverture d’une enquête pour
dégradation de bien culturel exposé.
Sans connaître alors l’identité du coupable, la ministre de la
Culture avait tout de suite réagi en visant fermement l’extrême
droite : « Le Rassemblement national [RN] a
instrumentalisé ce tableau pour susciter la polémique et attaquer
la liberté de création des artistes… Sans cette instrumentalisation
par le RN, nous n’en serions certainement pas arrivés
là. » Caroline Parmentier, députée RN du Pas-de-Calais,
avait auparavant violemment attaqué l’œuvre sur les réseaux sociaux
et interpellé à ce sujet, la ministre, le 21 mars. À l’annonce de
l’identité du vandale, Rima Malak a interpellé Marine Le Pen sur
Twitter : « Un ancien élu FN attaque l’œuvre de Miriam
Cahn après la campagne de dénigrement de votre
parti« .
Marine Le Pen a répondu lundi : « Vous ne pouvez pas être
tenu responsable d’un fait individuel de quelqu’un qui a été
conseiller municipal il y a huit ans« , a affirmé la
patronne des 88 députés du Rassemblement national (RN), assurant
que l’auteur de la dégradation n’est plus membre du parti. Elle a
jugé qu’il avait « eu tort » de mener cette action.
Elle a par ailleurs décidé de se désolidariser d’un autre événement
qui suscite depuis ce week-end de très nombreuses critiques. Alors
que plusieurs centaines de militants d’extrême droite – habillés en
noir, souvent cagoulés ou masqués, ont défilé dans les rues de
Paris, samedi 6 mai, pour un rassemblement annuel en hommage à un
militant nationaliste mort accidentellemment il y a 29 ans, Marine
Le Pen a regretté des « provocations
inadmissibles« , ne pouvant selon elle être
« tolérées – quel que soit le camp de ces provocations ».
« En République, on ne manifeste pas masqué et en
uniforme », a fustigé la patronne des députés du Rassemblement
national (RN).
La patronne des députés RN a également nié toute proximité avec
Axel Loustau et Olivier Duguet, présents en marge du défilé selon
Médiapart. Les deux hommes sont pourtant deux anciens lieutenants
du Rassemblement national. Axel Loustau – qui a fait ses études
avec Marine Le Pen dans les années 1990 à la faculté de droit
d’Assas – a notamment été trésorier du micro-parti de Marine Le
Pen, Jeanne, pendant plus de dix ans, tout en étant conseiller
régional d’Île-de-France de 2015 à 2021. Un temps président de la
fédération RN des Hauts-de-Seine, il a dirigé lors de la
présidentielle de 2017 la cellule financière de la campagne de la
candidate.
En pleine opération de notabilisation du RN, désormais doté de 88
députés à l’Assemblée nationale, pas question donc pour l’ancienne
dirigeante du mouvement de revendiquer la moindre proximité avec
des personnes présentes lors de ce rendez-vous annuel des groupes
d’extrême droite les plus radicaux du pays où l’on a pu voir le
drapeau de la croix celtique, un symbole fasciste. Dans un souci de
normalisation, Marine Le Pen préfère s’emparer de thèmes, assez
nouveau pour son électorat : « la transition écologique et la
transition civilisationnelle » que serait le wokisme. Ainsi Le
Rassemblement national a lancé le 12 avril dernier son association
de parlementaires pour lutter contre l’idéologie woke et a tenu un
colloque sur le sujet le 21.
Mais qu’est-ce que le wokisme ? Pourquoi Marine Le Pen lance-t-elle
sa croisade contre l’idéologie Woke ? Que reste-t-il du FN dans le
RN ? Et que s’est-il passé dimanche au Palais de Tokyo ? Que
sait-on des personnes qui ont manifesté samedi dans les rues de
Paris ?
Les experts :
– PASCAL PERRINEAU – Politologue – Professeur des universités à
Sciences Po, auteur de Le populisme
– Louis HAUSALTER – Journaliste politique
– Marianne
– RAPHAËLLE BACQUÉ – Grand reporter – Le Monde
– FRÉDÉRIC DABI – Directeur général Opinion – Institut de
sondages IFOP, auteur de « La fracture »
Le sujet vous questionne ?
Posez votre question par SMS au 41 555 (du lundi au samedi de 15.30 à 19.00 | 0,05 € / SMS), sur Twitter avec le hashtag #cdanslair.
Retrouvez « C dans l’air » du lundi au samedi à 17.45 sur France 5 et replay sur la plateforme france.tv et son application mobile.