« C dans l’air » sommaire et invités de l’émission du mercredi 17 mai 2023 – Comme tous les jours ou presque, Caroline Roux présentera en direct à 17.30 sur France 5 un nouveau numéro de « C dans l’air » dont voici sans plus tarder le sommaire.

Comme chaque jour, France Télévisions a dévoilé le contenu de l’émission
Sommaire de C dans l’air du 17 mai 2023
17.30 – L’invitée est Olivia Grégoire, ministre déléguée au Commerce.
Après avoir reçu jeudi dernier la grande distribution pour les
inciter à prolonger les dispositifs anti-inflation mis en place par
les différentes enseignes, Bercy reçoit aujourd’hui les
industriels. Olivia Grégoire, la ministre déléguée au commerce, et
Bruno Le Maire, ministre de l’Économie, entendent rouvrir des
négociations entre industriels et grande distribution à l’heure où
la baisse des matières premières n’est pas toujours répercutée sur
la baisse des prix.
Chaque année, industriels et distributeurs de l’agro-alimentaire se
réunissent afin de fixer les conditions tarifaires dans lesquelles
les distributeurs achètent à leurs fournisseurs les produits qu’ils
proposent en supermarché. Les dernières discussions se sont
achevées au 1er mars 2023 et ont abouti à une hausse moyenne
d’environ 10% des prix payés par les supermarchés à leurs
fournisseurs industriels. Sur un an, les prix de l’alimentation se
sont envolés et ont concerné des produits frais comme les fruits et
les légumes, jusqu’aux produits non frais comme le pain, les
céréales, la viande, le fromage, le chocolat ou les boissons.
Si la grande distribution souhaite que ces négociations reprennent,
ce n’est pas le cas de certains industriels qui y sont plutôt
réticents, comme Arnaud Rousseau, président de la FNSEA, le
syndicat agricole majoritaire : « On ne veut pas qu’on
revienne sur ce pourquoi on s’est battu, c’est-à-dire les lois
Egalim. (…) On ne veut pas perdre 100.000 agriculteurs de
plus ». Selon lui, la grande distribution et
l’agroalimentaire « se renvoient la balle mais pour
l’agriculteur, il est hors de question qu’on remette en cause les
prix de nos produits qui sont assez faibles dans le prix du produit
fini« .
Pourtant, un rapport de l’Inspection générale des finances
commandé par le ministre de l’Economie daté du 3 mars, les grands
industriels ont vu leurs bénéfices avant impôt bondir de 50 % au
second semestre de 2022. Bruno Le Maire de son côté, a averti que
le gouvernement emploierait « tous les instruments à notre
disposition, y compris l’instrument fiscal, pour récupérer des
marges qui seraient des marges indues faites sur le dos des
consommateurs« .
Olivia Grégoire, ministre déléguée au commerce, reviendra sur la
réunion d’aujourd’hui à Bercy qui a réuni les industriels et sur
les dispositifs que le gouvernement souhaite mettre en place pour
aider les Français à faire face à l’inflation. Elle reviendra aussi
sur les différentes sanctions à l’encontre de certains industriels,
accusés de faire des bénéfices.
17.45 – Violences : la haine…jusqu’où ?
« Inqualifiable« ,
« inacceptable« , ce sont les mots utilisés par
Emmanuel Macron pour qualifier l’agression d’un petit neveu de son
épouse à Amiens lundi soir. Le chef de l’Etat venait de répondre à
une interview au journal de 20 heures de TF1 quand une dizaine de
personnes se seraient dirigées vers la chocolaterie de
Jean-Baptiste Trogneux et aurait jeté des projectiles sur la
devanture, dont des poubelles, sans faire de dégâts. Le petit-neveu
de Brigitte Macron qui habite juste au-dessus du commerce serait
alors descendu et aurait reçu des coups de poing et de pied qui ont
entraîné quatre jours d’ITT. Peu après, huit personnes ont été
interpellées et placées en garde à vue. Elles contestent cette
version des faits. Quatre d’entre elles ont été relâchées sans
poursuite judiciaire. Trois autres vont être jugées ce mercredi en
comparution immédiate, une adolescente va être présentée au juge
des enfants.
Peu après l’annonce de cette agression, de nombreuses personnalités
politiques, de droite comme de gauche, ont fait part de leur
indignation, alors que le débat sur les violences contre les élus
et leur famille est relancé depuis la démission la semaine dernière
du maire Yannick Morez, victime de menaces d’un groupuscule
d’extrême droite et d’un incendie criminel de son domicile en mars
dernier en Loire-Atlantique. Entendu par la commission des lois du
Sénat, ce mercredi matin, il est revenu sur le harcèlement qu’il a
subi pendant des mois de la part d’un collectif d’extrême droite
opposé à l’installation d’un centre d’accueil de demandeurs d’asile
dans sa commune de Saint-Brevin-les-Pins. Il s’est également confié
sur l’absence de soutien de l’État, évoquant notamment un courrier
adressé au préfet « revenu sans réponse« . Il
devrait être reçu en fin de journée à Matignon par la Première
ministre. « Si nous avons été insuffisamment réactifs,
nous allons davantage nous mobiliser pour protéger les élus face à
la montée des violences », avait déclaré ces derniers
jours Élisabeth Borne, avant sa rencontre avec l’édile.
De son côté, le ministre de l’Intérieur a reconnu ce mercredi matin
au micro de France Inter que « la République ne met pas
assez de moyens pour protéger les élus« . Mais pour
Gérald Darmanin, il est aussi de la responsabilité de la classe
politique dans son ensemble d’apaiser la situation afin d’éviter
qu’elle ne dégénère. « Il y a un climat de violence
incontestable dans le pays. Je crois qu’il faut que tout le monde,
sur tout le champ politique, ne fasse pas seulement que des
condamnations de ce genre d’actes mais évite d’en rajouter, dans la
violence réelle ou supposée« , a-t-il déclaré avant de
pointer du doigt les sorties de certains députés Nupes et les
slogans entendus dans des cortèges de manifestants contre la
réforme des retraites. « Quand on met la tête d’un
ministre sous un ballon et qu’on met son pied dessus, lorsqu’on dit
‘Macron assassin’; lorsqu’on dit ‘On a décapité, Macron on peut
recommencer’… Ça ne permet pas sans doute le calme
général« , a-t-il conclu.
Le nombre de violences verbales et physiques contre des élus locaux
et des parlementaires est passé de 1 720 en 2021 à 2 265 en 2022,
selon les chiffres du ministère de l’Intérieur dévoilés le 15 mars,
soit une hausse de 32 % en un an. Dans sept cas sur dix, il s’agit
de menaces, injures ou outrages. Des actes qui ciblent notamment
nombre de femmes élues locales, députées, ministres ou encore la
femme du chef de l’Etat Brigitte Macron.
Les experts du jour :
– BRUNO JEUDY – Editorialiste Politique – La
Tribune
– ANNE FULDA – Grand reporter – Le
Figaro, autrice d’Emmanuel Macron un jeune homme si
parfait
– DAVID DOUKHAN – Rédacteur en chef du service politique
– Le Parisien/Aujourd’hui en France
– JÉRÔME FOURQUET – Directeur département Opinion –
Institut de sondages IFOP, auteur de La France sous nos
yeux
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