« C dans l’air » sommaire et invités de l’émission du vendredi 12 mai 2023 – Comme tous les vendredis, Axel de Tarlé présentera en direct à 17.30 sur France 5 un nouveau numéro de « C dans l’air » dont voici sans plus tarder le sommaire.

Comme chaque jour, France Télévisions a dévoilé le contenu de l’émission
Sommaire de C dans l’air du 12 mai 2023
17.30 – l’invité du 12 mai est Marc Lhermitte, associé chez EY, responsable au plan mondial du conseil des activités liées à la compétitivité et à l’attractivité et du réseau International Location Advisory Services.
Hier, le baromètre annuel sur les investissements étrangers en
Europe a été publié et révèle que la France est à nouveau en tête.
Le 20 juin sortira le second épisode de ce baromètre sur
l’attractivité de la France. Il sera dédié aux projets de long
terme, à la manière dont le pays s’inscrit dans les grandes
tendances actuellement à l’œuvre, notamment sectorielles et
territoriales, à l’impact de la crise énergétique sur son
industrie, aux chantiers et aux réformes considérés comme
prioritaires.
Selon le Baromètre EY 2023, le nombre total d’implantations et
extensions internationales recensées dans 44 pays européens n’a
augmenté que de 1% l’année dernière. Plus grave, l’emploi porté par
ces entreprises a chuté de 16%. L’Europe ne sort donc pas indemne
d’une période qui a fauché la reprise post-Covid, tandis que les
Etats-Unis et la Chine la renvoient à sa fragilité politique et son
incapacité à soutenir rapidement, efficacement son économie et ses
entreprises.
Pour autant en France en 2022, 1259 nouveaux projets ont été
recensés, un nombre en hausse de 3% par rapport à 2021.
Après ses annonces hier pour accélérer le développement industriel, Emmanuel Macron est attendu à Dunkerque ce vendredi. Il va officialiser l’arrivée du géant taïwanais Prologium et l’implantation de sa giga-usine de batteries. Marc Lhermitte, associé chez EY, reviendra sur la sortie de ce baromètre sur l’attractivité qui place la France en tête des pays européens.
17.45 – Les scrutins du 14 mai signeront-ils la
fin l’ère Erdogan en Turquie ? À quarante-huit heures des élections
présidentielles et législatives, le pays bouillonne politiquement
et jamais le président turc n’a semblé aussi fragilisé après vingt
ans au sommet de l’État. Lui qui entend repartir pour cinq ans
supplémentaires de pouvoir absolu est devancé dans les sondages par
une opposition unie, pour la première fois, derrière Kemal
Kiliçdaroglou dont les chances de victoire ont encore augmenté hier
avec le retrait d’un autre candidat.
Alors la Turquie pourrait-elle changer de visage dimanche ? Et si
Erdogan perdait la présidence ? D’abord Premier ministre, puis
hyper président, l’avenir politique de Recep Tayyip Erdogan est
désormais incertain dans un pays où l’économie est à l’agonie et la
population durement impactée par la flambée des prix, notamment
alimentaires. Selon les chiffres officiels, l’inflation était
d’environ 50 % sur un an en mars, après avoir atteint 85 % en
octobre 2022. Mais ces chiffres pourraient être sous-évalués, le
groupe de recherche turc indépendant sur l’inflation (Enag)
évoquant une inflation de 112 % sur cette même période. Résultat :
la pauvreté est en hausse dans le pays et nombre de familles
n’arrivent plus à manger à leur faim. Symbole de la profondeur de
la crise, l’oignon, dont les Turcs sont de très gros consommateurs
et qui a vu son prix multiplié par trois, devient une vedette des
réseaux sociaux.
Accusé d’être responsable de la situation économique, le
« reis » Erdogan est également critiqué par une partie de
la population pour sa gestion du séisme qui a frappé la Turquie et
la Syrie le 6 février et fait plus de 50 000 morts : arrivée
tardive des secours, censure sur les réseaux sociaux… La
catastrophe a surtout révélé des liens de corruption entre le parti
au pouvoir et le secteur du bâtiment qui n’a bien souvent pas
respecté les normes antisismiques édictées après le séisme de
1999.
À l’époque des milliers de Turcs avaient été tués, ce qui avait
fait naître un sentiment de révolte, alimenté par une situation
économique précaire. Des conditions qui avaient permis l’avènement
d’Erdogan au sommet de l’Etat. Plus de deux décennies après, un
autre tremblement de terre a frappé le pays et mis en lumière la
mauvaise gestion de la crise par le leader de l’AKP, qui avait
fondé une partie de son succès sur les grands projets immobiliers.
Mais cette séquence pourrait-elle vraiment lui être fatale ? Et
quelle transition en cas de défaite d’Erdogan ?
Avant dimanche, près de 3,4 millions de Turcs ont déjà voté depuis
l’étranger, et les incidents se sont multipliés à travers l’Europe.
Une « énorme bagarre » a eu lieu dans un bureau
de vote d’Amsterdam, des heurts ont éclaté à Marseille et des
plaintes ont été déposées par des opposants d’Erdogan à Lyon. Ils
affirment avoir été frappés par « un groupe
d’ultranationalistes » cherchant à les intimider lors du
vote à distance réservé aux ressortissants étrangers. Une enquête
est en cours.
LES EXPERTS :
– Pascal BONIFACE – Directeur de l’IRIS, Institut de Relations
Internationales et Stratégiques
– Jean-François COLOSIMO – Historien, auteur de Le Sabre
et le Turban. Jusqu’où ira la Turquie ?
– Ariane BONZON – Journaliste, auteure de Turquie, l’heure
de vérité
– Rym MOMTAZ – Chercheuse en politique étrangère et de défense,
International Institute for Strategic Studies
Le sujet vous questionne ?
Posez votre question par SMS au 41 555 (du lundi au samedi de 15.30 à 19.00 | 0,05 € / SMS), sur Twitter avec le hashtag #cdanslair.
Retrouvez « C dans l’air » du lundi au samedi à 17.45 sur France 5 et replay sur la plateforme france.tv et son application mobile.