« C dans l’air » du 8 avril 2023, sommaire et invités d’Axel de Tarlé – Ce samedi, Axel de Tarlé présentera à 17.40 sur France 5 un nouveau numéro de « C dans l’air » dont voici sans plus tarder le sommaire.

Comme chaque jour, France Télévisions a levé le voile sur le sommaire de l’émission.
C dans l’air du 8 avril 2023 : Sommaire et Invités
Chlorothalonil : notre eau est-elle potable ?
L’Agence nationale de sécurité sanitaire vient de réaliser une
vaste étude sur la présence dans l’eau du robinet de composés
chimiques peu ou pas recherchés lors des contrôles réguliers et ses
conclusions sont catégoriques : « dans plus d’un échantillon
sur deux » on retrouve des traces de chlorothalonil, un
pesticide fongicide agricole utilisé depuis 1970, interdit en
Europe en 2019 et en France en 2020. Selon l’autorité sanitaire, la
majorité du réseau serait touché.
Est-ce nocif pour la santé ? Le gouvernement se veut rassurant. Les
niveaux de résidus d’un fongicide mesurés dans l’eau, bien que
« non conformes » à la réglementation, ne
présentent « pas de risque sanitaire« , ont
indiqué, vendredi, les ministères de la Transition écologique et de
l’Agriculture. Selon l’autorité sanitaire, si les analyses
dépassent le seuil de qualité, aucun dépassement de
« valeurs sanitaires maximales » n’a été
observé. Pour autant difficile de savoir les effets à long terme
sur le corps humain de ce résidu à très faible dose. Mais le
produit dont il est issu est classé comme cancérogène
« supposé » par l’Autorité européenne de
sécurité des aliments.
En Suisse, par mesure de précaution, des villes ont décidé de
réagir en fermant certaines sources considérées comme trop polluées
ou en testant comme à Lausanne plusieurs techniques de traitements
pour éliminer les métabolites dans ses captages d’eau. Mais la
nanofiltration est une technologie couteuse : la ville suisse
prévoit une hausse du prix du m³ d’eau de 75 %.
Une eau dont le prix devrait également augmenté prochainement dans
l’Hexagone. Face à l’urgence climatique et aux effets de la
sécheresse en France, le président de la République a appelé les
Français à la sobriété et présenté un plan en 53 mesures qui
prévoit notamment la généralisation de la tarification progressive
de l’eau, déjà expérimentée dans plusieurs villes comme à Dunkerque
depuis onze ans ou Montpellier depuis le 1er janvier dernier.
Comment est-ce que cela fonctionne ? Désormais pour les
Montpelliérains, l’eau est gratuite de 0 à 15 m³ de consommation
annuelle. Ensuite de 16 m³ à 120 m³, le prix s’élève à 0,95 euro le
mètre carré consommé, puis à 1,40 euro pour 121 m³ à 240 m³
d’utilisation d’eau. Enfin, au-dessus de 240 m³, l’eau revient à
2,70 euros le mètre cube. La régie des eaux explique avoir réalisé
cette grille tarifaire en tenant compte de plusieurs facteurs, dont
les habitudes de consommation saisonnières et la consommation
moyenne annuelle d’eau des ménages de quatre personnes, qui se
situe entre 95 m³ et 120 m³. Les entreprises, bâtiments de services
publics et assimilées (cliniques, écoles privées, ainsi que les
associations) ont, eux, une autre grille tarifaire.
Autre sujet qui s’est imposé dans le débat : les émissions de CO²
des vols en jet privé. Alors que la France est le pays européen qui
a enregistré le plus grand nombre de vols en 2022, les députés
écologistes ont déposé une proposition de loi visant à interdire
les vols en jet privé, « au départ, à destination ou à
l’intérieur du territoire métropolitain français » pour
« ramener les riches sur terre » (les vols militaires,
sanitaires, de greffes sont exemptés). Un jet privé émet autant de
CO² (8 tonnes) en quatre heures de vol qu’un Français moyen en une
année rappelle le texte examiné jeudi 7 avril par l’Assemblée.
Rejeté par le gouvernement et la majorité présidentielle, il a
également été dénoncé par la droite et l’extrême droite.
« Interdire brutalement les jets, ce serait se priver d’un
outil de développement économique et de désenclavement de nos
territoires ruraux » a estimé le député (LR) de l’Allier,
Nicolas Ray. Alexandra Masson du Rassemblement national a quant à
elle fustigé une proposition de loi
« idéologique« , qui induirait « des
conséquences dramatiques pour de grandes entreprises
françaises« .
Les experts :
– Arnaud Gossement – Avocat en droit de l’environnement –
Professeur associé à Paris 1
– Emilie Torgemen – Journaliste chargée des questions
d’environnement – Le Parisien-Aujourd’hui en France
– Aziza Akhmouch – Cheffe de la division villes et développement
durable – OCDE
– Frédéric Denhez – Journaliste – Spécialiste des questions
environnementales
Le sujet vous questionne ?
Posez votre question par SMS au 41 555 (du lundi au samedi de 15h30 à 19h00 | 0,05 € / SMS), sur Twitter avec le hashtag #cdanslair. Les invité·e·s répondront à vos questions pendant l’émission.
Retrouvez « C dans l’air » également en streaming et replay sur la plateforme france.tv et son application mobile.