« Émeutes : comment sortir de la crise ? » au sommaire de « C dans l’air » ce samedi 1er juillet sur France 5

« C dans l’air » sommaire et invités de l’émission du samedi 1er juillet 2023 – Maya Lauqué présentera en direct à 17.45 sur France 5 un nouveau numéro de « C dans l’air » dont voici sans plus tarder le sommaire.

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© Stéphane GRANGIER-FTV

Comme chaque jour, France Télévisions a dévoilé le contenu de l’émission

Sommaire de C dans l’air du 1er juillet 2023

Émeutes : comment sortir de la crise ?

Trois jours après la mort du jeune Nahel, tué par un policier lors d’un contrôle routier, des violences urbaines et émeutes ont encore éclaté dans de nombreuses villes de France, notamment à Marseille et Lyon, alors que la situation s’est un peu calmée en Île-de-France.
Effectifs renforcés, blindés légers et couvre-feux : hier, les autorités avaient encore renforcé leurs moyens pour tenter d’enrayer le cycle des violences, pillages et destructions qui agitent sporadiquement de nombreuses villes du pays depuis trois jours.
Dans l’ensemble, la nuit a semblé plus calme que la veille. C’était notamment le cas en Île-de-France où, mises à part quelques tensions aux alentours de minuit à Nanterre et une intervention de la Brav-M dans le secteur des Halles à Paris, le climat ne s’est pas envenimé. Gérald Darmanin, en déplacement dans la nuit à Mantes-la-Jolie pour remercier les forces de l’ordre, a annoncé que les violences ont été d’une « intensité bien moindre ».

Le ministre de l’Intérieur a annoncé la mobilisation « exceptionnelle » de 45000 policiers et gendarmes pour éviter une quatrième nuit consécutive d’émeutes. À ces effectifs s’ajoutent le déploiement de blindés de la gendarmerie et la poursuite du recours à des unités d’élite comme le GIGN pour faire baisser les tensions de la nuit précédente.
Parallèlement à cette légère décrue des violences sur le terrain, deux syndicats policiers, Alliance et Unsa-Police, majoritaires dans la police nationale, se sont insurgés dans un communiqué contre des « hordes sauvages » après les émeutes de ces dernières nuits. Ce tract incendiaire est néanmoins révélateur de l’exaspération des troupes. Le vocabulaire guerrier employé, a provoqué colère et indignation. Il n’a pas manqué de faire réagir les autres branches du syndicat Unsa, qui s’en sont désolidarisées. Frédéric Marchand, secrétaire général de l’Unsa-Éducation, a par exemple condamné des mots « inquiétants et insupportables ». Les mots choisis par Alliance et Unsa-Police ressemblent en effet à une menace à peine voilée au gouvernement. La classe politique de gauche s’est, elle aussi, indignée. Jean-Luc Mélenchon, notamment, a affirmé que « les ‘syndicats’ qui appellent à la guerre civile doivent apprendre à se taire ».

Jean-Luc Mélenchon n’est pas le seul personnage public à avoir réagi à la mort de Nahel, et aux événements qui s’en sont suivis. De gauche à droite de l’échiquier politique, les commentaires sont nombreux depuis quatre jours. La droite d’Eric Ciotti et l’extrême droite de Marine Le Pen sont dans une course à l’échalotte sur la volonté du retour à l’ordre. La cheffe du Rassemblement National voit dans ces émeutes, tout comme Eric Zemmour, une justification de leur volonté de tarir drastiquement l’immigration en France. La gauche marche de son côté sur une ligne de crête. Si tous les partis de la Nupes étaient présents à Nanterre pour la marche blanche en soutien à la famille de Nahel, ils ont du mal à parler d’une seule voie. La France insoumise met en avant la nécessité de justice quand le communiste Fabien Roussel appelle, lui, à la fin des violences.


Vu de l’étranger, les émeutes qui secouent la France sont suivies de près. En Europe et au-delà, le traitement de ces événements par la presse varie selon que ces pays mettent l’accent sur les questions sécuritaires, culturelles, migratoires ou encore raciales. En Russie, on s’amuse des images d’Emmanuel Macron présent à un concert mercredi soir, pendant que de nombreuses villes brûlaient. Aux États-Unis et en Allemagne, on est marqué par le niveau de racisme de la police française. Les médias britanniques s’inquiètent de leur côté de l’organisation des Jeux Olympiques, qui doivent se tenir dans un an à Paris.

Que s’est-il passé la nuit dernière ? Quelle est la réaction de la classe politique à ces émeutes ? Comment la presse étrangère parle-t-elle de ces événements ?

Les experts du jou:

– Driss AIT YOUSSEF – Docteur en droit public – Spécialiste des questions de sécurité
– Soazig QUEMENER – Rédactrice en chef du service politique – « Marianne »
– Aurelie HERBEMONT – Journaliste au service politique “RTL”
– Christophe BARBIER – Éditorialiste politique – Conseiller de la rédaction – « Franc-Tireur »

Le sujet vous questionne ?

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Retrouvez « C dans l’air » du lundi au samedi à 17.45 sur France 5 et replay sur la plateforme france.tv et son application mobile.