« C dans l’air » sommaire et invités de l’émission du samedi 1er juillet 2023 – Maya Lauqué présentera en direct à 17.45 sur France 5 un nouveau numéro de « C dans l’air » dont voici sans plus tarder le sommaire.

Comme chaque jour, France Télévisions a dévoilé le contenu de l’émission
Sommaire de C dans l’air du 1er juillet 2023
Émeutes : comment sortir de la crise ?
Trois jours après la mort du jeune Nahel, tué par un policier
lors d’un contrôle routier, des violences urbaines et émeutes ont
encore éclaté dans de nombreuses villes de France, notamment à
Marseille et Lyon, alors que la situation s’est un peu calmée en
Île-de-France.
Effectifs renforcés, blindés légers et couvre-feux : hier, les
autorités avaient encore renforcé leurs moyens pour tenter
d’enrayer le cycle des violences, pillages et destructions qui
agitent sporadiquement de nombreuses villes du pays depuis trois
jours.
Dans l’ensemble, la nuit a semblé plus calme que la veille. C’était
notamment le cas en Île-de-France où, mises à part quelques
tensions aux alentours de minuit à Nanterre et une intervention de
la Brav-M dans le secteur des Halles à Paris, le climat ne s’est
pas envenimé. Gérald Darmanin, en déplacement dans la nuit à
Mantes-la-Jolie pour remercier les forces de l’ordre, a annoncé que
les violences ont été d’une « intensité bien
moindre ».
Le ministre de l’Intérieur a annoncé la mobilisation
« exceptionnelle » de 45000 policiers et gendarmes pour
éviter une quatrième nuit consécutive d’émeutes. À ces effectifs
s’ajoutent le déploiement de blindés de la gendarmerie et la
poursuite du recours à des unités d’élite comme le GIGN pour faire
baisser les tensions de la nuit précédente.
Parallèlement à cette légère décrue des violences sur le terrain,
deux syndicats policiers, Alliance et Unsa-Police, majoritaires
dans la police nationale, se sont insurgés dans un communiqué
contre des « hordes sauvages » après les émeutes de ces
dernières nuits. Ce tract incendiaire est néanmoins révélateur de
l’exaspération des troupes. Le vocabulaire guerrier employé, a
provoqué colère et indignation. Il n’a pas manqué de faire réagir
les autres branches du syndicat Unsa, qui s’en sont désolidarisées.
Frédéric Marchand, secrétaire général de l’Unsa-Éducation, a par
exemple condamné des mots « inquiétants et
insupportables ». Les mots choisis par Alliance et Unsa-Police
ressemblent en effet à une menace à peine voilée au gouvernement.
La classe politique de gauche s’est, elle aussi, indignée. Jean-Luc
Mélenchon, notamment, a affirmé que « les ‘syndicats’ qui
appellent à la guerre civile doivent apprendre à se
taire ».
Jean-Luc Mélenchon n’est pas le seul personnage public à avoir
réagi à la mort de Nahel, et aux événements qui s’en sont suivis.
De gauche à droite de l’échiquier politique, les commentaires sont
nombreux depuis quatre jours. La droite d’Eric Ciotti et l’extrême
droite de Marine Le Pen sont dans une course à l’échalotte sur la
volonté du retour à l’ordre. La cheffe du Rassemblement National
voit dans ces émeutes, tout comme Eric Zemmour, une justification
de leur volonté de tarir drastiquement l’immigration en France. La
gauche marche de son côté sur une ligne de crête. Si tous les
partis de la Nupes étaient présents à Nanterre pour la marche
blanche en soutien à la famille de Nahel, ils ont du mal à parler
d’une seule voie. La France insoumise met en avant la nécessité de
justice quand le communiste Fabien Roussel appelle, lui, à la fin
des violences.
Vu de l’étranger, les émeutes qui secouent la France sont suivies
de près. En Europe et au-delà, le traitement de ces événements par
la presse varie selon que ces pays mettent l’accent sur les
questions sécuritaires, culturelles, migratoires ou encore
raciales. En Russie, on s’amuse des images d’Emmanuel Macron
présent à un concert mercredi soir, pendant que de nombreuses
villes brûlaient. Aux États-Unis et en Allemagne, on est marqué par
le niveau de racisme de la police française. Les médias
britanniques s’inquiètent de leur côté de l’organisation des Jeux
Olympiques, qui doivent se tenir dans un an à Paris.
Que s’est-il passé la nuit dernière ? Quelle est la réaction de la
classe politique à ces émeutes ? Comment la presse étrangère
parle-t-elle de ces événements ?
Les experts du jou:
– Driss AIT YOUSSEF – Docteur en droit public – Spécialiste des
questions de sécurité
– Soazig QUEMENER – Rédactrice en chef du service politique – «
Marianne »
– Aurelie HERBEMONT – Journaliste au service politique “RTL”
– Christophe BARBIER – Éditorialiste politique – Conseiller de la
rédaction – « Franc-Tireur »
Le sujet vous questionne ?
Posez votre question par SMS au 41 555 (du lundi au samedi de 15.30 à 19.00 | 0,05 € / SMS), sur Twitter avec le hashtag #cdanslair.
Retrouvez « C dans l’air » du lundi au samedi à 17.45 sur France 5 et replay sur la plateforme france.tv et son application mobile.