« Capital » au Programme TV de votre soirée de ce dimanche 22 janvier 2023. Julien Courbet vous donne rendez-vous à 21.10 sur M6 pour un numéro inédit du magazine économique qui s’intéresse ce soir à notre alimentation. Entre affichages défaillants, contrôles sanitaires trop rares ou approximatifs et conditions d’hygiène douteuses, Capital a enquêté sur les mesures qui sont censées protéger la santé de près de 70 millions de personnes en France.

Nutriscore et sécurité alimentaire : savons-nous vraiment ce que nous mangeons ?
Présence de verre dans les compotes, de plastique dans les haricots, de salmonelle dans les verrines ou encore de listeria dans la charcuterie, en moyenne chaque jour en France, il y a onze rappels de produits alimentaires. En théorie, tout est prévu pour protéger la santé des consommateurs. La loi s’est même durcie depuis l’affaire du lait contaminé chez Lactalis, il y a cinq ans. Mais sur le terrain, des allées de nos grandes surfaces aux secrets des géants de l’agroalimentaire, lois et règlements sont-ils respectés ? Les récentes affaires Buitoni et Kinder ont révélé de dangereuses failles. Comment s’organisent les contrôles ? Qui est réellement chargé de protéger les consommateurs ? Pourquoi une telle opacité dans le secteur ?
C’est l’ingrédient phare de nos plats préparés, le roi de la
cantine, en version nuggets ou “cordon bleu”, jamais les Français
n’ont consommé autant de poulet. Quinze par personne et par an !
Mais on ignore souvent qu’un poulet sur deux vient de l’étranger
contre seulement 25% il y a vingt ans. Des volailles souvent
élevées en Pologne, en Ukraine ou même dans des pays bien plus
lointains comme le Brésil : les principaux concurrents des
producteurs français ont tout misé sur le poulet “standard” élevé
en batterie, qu’ils vendent jusqu’à deux fois moins cher que les
poulets français de même catégorie.
En Ukraine ou au Brésil, la tendance est à des fermes géantes où
peuvent s’entasser jusqu’à deux millions de volailles, cinquante
fois plus qu’en France ! Dans ces exploitations gigantesques, les
éleveurs recourent parfois aux antibiotiques pour faire grossir
leurs poulets plus rapidement, une pratique interdite dans l’Union
européenne. Pourtant, l’Europe en importe 500 000 tonnes chaque
année. Des poulets ayant reçu des antibiotiques de croissance
arrivent-ils dans nos cantines et nos plats préparés ? Quels
risques prendrait-on à en consommer sans le savoir ?
Depuis quelques années, sur les emballages de vos aliments, vous
avez vu fleurir ces étiquettes avec des échelles de couleur et
surtout des notes de A à E : le fameux Nutriscore. Pour compléter,
un autre geste est devenu rituel : un coup de scan sur le
code-barres d’un produit, et vous voilà renseigné sur toutes ses
qualités nutritionnelles. C’est la promesse d’applications comme
Scan Up, Siga ou MyLabel, mais surtout Yuka et ses plus de quinze
millions d’utilisateurs en France ! De quelle manière sont
calculées ces notes qui orientent de plus en plus les choix des
consommateurs ? Peut-on vraiment s’y fier pour
mieux manger ? Les marques réagissent diversement à ces
changements. D’un côté, il y a les fabricants qui s’adaptent pour
revoir les recettes de leurs produits afin d’être mieux notés.
D’autres ont choisi le terrain du combat : les producteurs de
fromage, d’huile et autres spécialités du terroir ont décidé de
contester la validité du Nutriscore.
Bande-annonce
Voici la bande-annonce de ce nouveau numéro de Capital
Retrouvez « Capital » en streaming et replay sur la plateforme 6PLAY.