« C dans l’air » du 21 avril 2023 – Ce vendredi, Axel de Tarlé présentera à 17.30 sur France 5 un nouveau numéro de « C dans l’air » dont voici sans plus tarder le sommaire.

Comme chaque jour, France Télévisions a levé le voile sur le sommaire de l’émission.
C dans l’air du 21 avril 2023 : Sommaire et Invités
17.30 – L’invité de « C dans l’air est Jean-Emmanuel Bibault, professeur en oncologie et radiothérapie à l’Université de Paris-Cité, auteur de 2041 : L’odyssée de la médecine aux éditions des Équateurs.
Jean-Emmanuel Bibault est professeur en oncologie et radiothérapie à l’Université de Paris-Cité. Il travaille à l’hôpital Pompidou à Paris et publie 2041 : L’odyssée de la médecine aux éditions des Équateurs.
Le Parisien, raconte le cas de Wilfrid 51 ans, habitant de Cherbourg…dont on n’arrivait pas à localiser l’origine du cancer. C’est finalement une intelligence artificielle qui l’a localisé. “L’ordinateur a déduit à 90 % que mon cancer venait du rein. Il est très fort, car mes reins, déjà passés au crible, ne présentent aucune marque de cancer”. Pour Jean-Emmanuel Bibault, “nous sommes en passe d’inventer des machines qui nous soigneront mieux que nous sommes capables de nous soigner nous même”.
Chaque année en France, on recense 7 000 cancers diagnostiqués
avec des métastases, mais dont le cancer à l’origine des métastases
est inconnu. L’IA a comparé avec plus de 20 000 profils d’ARN, qui
était entrés dans la machine. Cette découverte a permis de changer
le traitement du patient, qui ne fonctionnait pas et est désormais
efficace. Au-delà de ce cas précis, l’intelligence artificielle
ouvre de nombreuses perspectives dans le monde de la médecine. Des
dizaines de patients en ont déjà bénéficié.
Jean-Emmanuel Bibault, professeur en oncologie et radiothérapie et
auteur de 2041 : L’odyssée de la médecine aux
éditions des Équateurs reviendra sur les bénéfices et les enjeux de
l’intelligence artificielle dans la médecine.
17.45 – C dans l’air – Démographie : ce qui nous attend…
En baisse depuis plusieurs années, l’espérance de vie est
désormais en chute libre aux Etats-Unis. En 2021, elle
s’établissait à 76,1 ans, soit presque 3 ans de moins en 2 ans, du
jamais vu depuis le début des années 1920. Et la crise du Covid-19
qui a laissé derrière elle plus d’un million de décès n’explique
pas tout…
Alors pourquoi les Américains meurent-ils de plus en plus jeunes ?
Avant même le début de la crise sanitaire, la population américaine
souffrait d’un état de santé favorable à la contraction de formes
graves du Covid-19 : Obésité, diabète, hypertension, à quoi
s’ajoute l’absence d’un système de protection sociale généralisé et
un accès aux soins de santé très coûteux. Mais d’autres facteurs
sont à prendre en compte pour comprendre cette situation. En 2021,
24.000 homicides ont été commis aux États-Unis. Près de 110.000
morts par overdose ont également été recensés. Un fléau dû en
partie à l’explosion des anti-douleurs et des opioïdes comme le
fentanyl. Sans parler des maladies cardiovasculaires, dont la forte
hausse trouve son explication dans la détérioration des pratiques
alimentaires et sportives et dans la sédentarité, notamment chez
les adultes de moins de 50 ans.
Résultat : les démographes parlent d’une détérioration
« effrayante » de l’espérance de vie des
Américains, qui creuse l’écart avec les autres pays occidentaux, et
passe même pour la première fois derrière celle de la Chine. Pour
autant ces pays ne sont pas sans connaître des problèmes
démographiques.
Dans l’UE, si en 2021, l’espérance de vie moyenne était de 80,1 ans et l’espérance de vie en bonne santé était à 64 ans selon Eurostat, la question du vieillissement de la population s’impose dans les débats sur le Vieux Continent, notamment en Italie. Sous l’effet d’une chute constante des naissances depuis quinze ans et d’une émigration des jeunes, la Péninsule vieillit fortement : l’an passé, 22,3 % de la population avait déjà plus de 65 ans, d’après Eurostat, soit le plus haut niveau de l’UE et les résidents italiens nés en 1938 sont aujourd’hui plus nombreux que ceux venus au monde en 2018, selon l’Institut national de statistique italien (Istat). Un vieillissement accéléré de la population qui a de graves conséquences économiques et sociales, et qui relance le débat sur l’immigration en Italie. Alors que d’autres pays comme l’Allemagne ont décidé de s’assumer pleinement comme « pays d’immigration » pour faire face aux besoins en matière d’emploi. Même la Hongrie du très nationaliste Viktor Orban a décidé depuis quelques mois d’ouvrir discrètement les portes de son pays à des milliers de « travailleurs invités » venus d’Asie pour faire face au manque de main-d’œuvre.
La Chine, de son côté, a également surpris le monde en publiant en janvier dernier des chiffres-chocs sur sa population : 10,41 millions de décès en 2022 et 9,56 millions de naissances, pour une population de 1,412 milliard, soit une diminution en un an de 850 000 personnes. L’Empire du Milieu a ainsi amorcé la durable baisse de sa population, après un pic survenu en 2021, plus vite qu’attendu et devrait se voir ravir par l’Inde le titre de pays le plus peuplé du monde d’ici au milieu de l’année 2023, selon des estimations des Nations unies.
Les experts du jour :
– Marie-Cécile Naves – Politologue, directrice de recherche à l’IRIS, spécialiste des États-Unis
– Hervé Le Bras – Démographe et directeur d’études à l’EHESS, auteur de « L’Atlas des inégalités »
– Dominique Seux – Directeur délégué de la rédaction des Échos
– Sylvie Matelly – Économiste-Directrice adjointe de l’IRIS, auteure de « Géopolitique de l’économie »
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