« C dans l’air » : sommaire et invités de l’émission de ce vendredi 9 juin 2023 sur France 5

« C dans l’air » sommaire et invités de
l’émission du vendredi 9 juin 2023 –
Comme tous
les vendredis,  Axel de Tarlé présentera en direct à 17.30 sur
France 5 un nouveau numéro de « C dans l’air » dont voici sans plus
tarder le sommaire.

Comme chaque jour, France Télévisions a dévoilé le
contenu de l’émission

Sommaire de C dans l’air du 9 juin
2023

L’invité du jour est Pierre Lagrange, sociologue et
anthropologue.

Un ancien membre du Pentagone a déposé une plainte auprès du
Congrès américain en affirmant que des programmes secrets qui ont
permis de récupérer des restes de « véhicules (volants)
d’origine non humaine » existent depuis des dizaines d’années,
et qu’ils ont été dissimulés aux élus et au public.

David Charles Grusch, 36 ans, est un ancien soldat américain de
l’US Air Force, qui a ensuite rejoint le renseignement militaire.
Il a également fait partie de la task force de la Navy sur les
phénomènes aériens non identifiés, qui avait déclassifié en 2020
plusieurs vidéos de rencontres de pilotes avec des objets
« dotés de caractéristiques qui ne sont actuellement pas à la
disposition des États-Unis », avant indiqué à l’époque la
Navy.

À la demande du Congrès américain, le Pentagone a enquêté sur
des phénomènes inexpliqués, qui pourraient s’apparenter à des
ovnis.

Pierre Lagrange est sociologue et anthropologue. Il a signé la
préface du livre de Xavier Passot « J’ai vu un ovni –
perceptions et réalités
 » aux éditions du Cherche – Midi.
Il reviendra sur les révélations de ce vétéran américain qui assure
avoir fourni au Congrès américain des informations sur l’existence
des ovnis que le gouvernement souhaitait garder secrètes.

Mega-feux : bientôt en France ?
Les méga-feux font rage au Canada. Le Centre interservices des feux
de forêt du Canada (CIFFC) recense plus de 400 incendies en cours,
dont la moitié sont hors de contrôle, dans ce pays où les immenses
étendues boisées sont rarement accessibles par la route. Les fumées
qui s’en dégagent couvrent un tiers des États-Unis à l’est du
Mississippi et descendent jusqu’en Caroline du Sud, sur la côte.
Ces fumées chargées de particules fines sont dangereuses pour la
santé. Près de 100 millions d’Américains, concernés par une alerte
sur la qualité de l’air, sont appelés à se protéger : port du
masque, événements en extérieur annulés, école à distance… Une
pollution qui a pris la forme, depuis mercredi, d’un épais
brouillard orangé qui s’est répandu sur la ville de New York et sur
une large partie de la côte est du pays. Des grandes villes
canadiennes comme Montréal et Ottawa sont aussi touchées et des
vols ont dû être annulés faute de visibilité. Cet épisode de
pollution atmosphérique rare constitue « un rappel brutal des
conséquences du changement climatique », a déclaré le
président américain Joe Biden.

Les secours canadiens estiment que 50 % des départs de feux sont
causés par l’homme – mégots de cigarette, appareils électriques…. –
mais ils prospèrent davantage avec le réchauffement climatique, qui
fournit le combustible et les conditions : des végétaux secs, des
chaleurs extrêmes et un vent omniprésent depuis des semaines. Selon
les climatologues, le Canada se réchauffe plus vite que le reste de
la planète. « La moyenne mondiale est de 1,1 °C supplémentaire
depuis l’ère préindustrielle. Ici, c’est globalement 1,7 °C, et 3
°C dans de nombreux endroits », explique le directeur de
l’adaptation à l’Institut climatique du Canada. « La quantité
de forêts brûlées devrait doubler d’ici à 2050 en raison de notre
changement climatique », a affirmé le ministre canadien des
Ressources naturelles.

Un réchauffement climatique qui s’accroît désormais à un rythme
de plus en plus rapide, avec des émissions de gaz à effet de serre
à un niveau inédit, selon une vaste étude internationale publiée ce
jeudi dans la revue Earth System Science Data. « Sur la
période 2013-2022, le réchauffement causé par l’humanité a augmenté
à un niveau sans précédent de plus de 0,2 °C par décennie »,
écrivent une cinquantaine de chercheurs de renom, s’appuyant sur
les méthodes du Giec, les experts climat mandatés par l’ONU. Les
scientifiques préviennent que l’humanité se retrouve face à une
décennie « critique » alors que le seuil de 1,5 °C
pourrait être atteint ou dépassé au cours des dix prochaines
années.

Et pour l’Arctique c’est un scénario noir qui est déjà annoncé.
Même si nous réduisons nos émissions de gaz à effet de serre, la
glace de mer d’été va disparaître dans les prochaines décennies,
selon une autre étude publiée par la revue Nature Communications.
Peut-être même 10 ans plus tôt que prévu par le Giec. « Les
résultats indiquent que le premier mois de septembre sans glace de
mer interviendra dès les années 2030-2050, quels que soient les
scénarios d’émissions », écrivent les scientifiques. La
disparition de la glace « accélérera le réchauffement
arctique, ce qui peut augmenter les événements météorologiques
extrêmes aux latitudes moyennes, comme les canicules et les feux de
forêts ». « Cela peut aussi accélérer le réchauffement
mondial, en faisant fondre le permafrost, ainsi que la montée du
niveau des océans en faisant fondre la calotte glaciaire du
Groenland », ajoute les chercheurs.

Parallèlement, l’Agence américaine d’observation océanique et
atmosphérique (NOAA) vient d’indiquer que le phénomène
météorologique El Nino a officiellement commencé et devrait « se
renforcer graduellement » dans les mois qui viennent. C’est un
phénomène qui se produit environ tous les deux à sept ans,
caractérisé par des températures de surface plus chaudes que la
normale dans l’océan Pacifique équatorial, mais qui a des
conséquences pour toute la planète. En fonction de sa force, El
Nino peut notamment accroître le risque de fortes précipitations ou
de sécheresse dans certaines régions du monde.

Une sècheresse qui touche déjà un quart de l’Europe, notamment
l’Espagne où la guerre de l’eau s’intensifie. Dans ce pays
considéré comme le « potager de l’Europe », les effets de
l’urgence climatique ont brutalement fait irruption dans la vie des
Espagnols avec la crise de l’eau et le pays s’interroge sur son
modèle agricole, à savoir une agriculture intensive de plantations
gourmandes en eau comme notamment les fraises et les avocats, qui
absorbe près de 80 % des ressources hydriques du pays. Les
autorités s’inquiètent également du détournement clandestin de
l’eau. De nombreux agriculteurs sont en effet reliés illégalement
au réseau et contribuent à appauvrir les réserves déjà faibles.

En France où plusieurs régions sont également déjà touchées par
la sécheresse, on se prépare à connaître de fortes chaleurs durant
l’été. Le gouvernement vient ainsi de dévoiler un plan canicule en
« 15 actions ». Des SMS seront notamment envoyés à la
population en cas de grandes chaleurs. « Il s’agit encore de
mesurettes » a dénoncé Jérôme Frignet, directeur des
programmes de Greenpeace France. « Ce n’est pas du tout ce
qu’on attend du gouvernement. On attend de lui de se préparer au
pire de manière beaucoup plus sérieuse que les mesures ne le
laissent penser. Ils sont en réaction à l’actualité. Il n’y a
aucune prévention, aucune anticipation là-dedans ».

Lors de l’été 2022, deuxième été le plus chaud depuis 1900, avec
trois vagues de forte chaleur et 33 jours de canicule au total, la
France a enregistré une surmortalité de 10 420 morts par rapport à
2019 selon l’agence Santé publique France. En 2003, la canicule qui
avait frappé la France du 1er au 20 août avait fait environ 14 800
morts.

Alors quelle est la situation au Canada et aux Etats-Unis ? Le
phénomène climatique El Niño est de retour en 2023, quelles
conséquences sur la météo ? Jusqu’où ira la guerre de l’eau en
Espagne ? Enfin comment la France se prépare-t-elle aux fortes
chaleurs attendues cet été ?

Les experts du jour

  • NICOLAS CHATEAUNEUF – Journaliste sciences et environnement –
    France Télévisions
  • AUDREY GARRIC – Journaliste au service Planète – Le Monde
  • EMMA HAZIZA – Hydrologue
  • ERIC BROCARDI – Porte-parole de la Fédération nationale des
    Sapeur-pompiers de France

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555
 (du lundi au samedi de
15.30 à 19.00 | 0,05 € / SMS), sur 
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#cdanslair
.

Retrouvez « C dans l’air » du lundi au samedi à 17.45 sur France
5 et replay sur la plateforme france.tv et son application mobile.

Author: Geoffrey